La visite de l'ancien Camp de Concentration de Natzweiler en Alsace est riche d'enseignement sur la barbarie humaine du Nazisme. Ce lieu de mémoire est le témoignage de la volonté d'exterminer avec cruauté les opposants au régime du IIIe Reich.
Le site est situé sur le Mont Louise à 800 m d'altitude sur la face Nord. L'accueil se fait au Centre Européen du Résistant Déporté (CERD) où l'on prend ses billets. Dans le bâtiment, il y a l'histoire du mouvement du Nazisme et la salle des 14 camps.


On se dirige vers la porte d'entrée du camp de concentration d'une superficie de 4,5 hectares. On remarque tout de suite le système de sécurité installé par les SS. On aperçoit des miradors et des barbelés autour d'un périmètre où sont implantés des baraques.

On aperçoit un système où il y a une 1ère rangée électrifiée puis à quelques mètres une 2e rangée de barbelé. Les 8 miradors sont implantés régulièrement pour couvrir l'ensemble du dispositif.


L'implantation de ce camp de concentration SS est due à la présence d'un filon de granite rose sur le Mont Louise. Le haut commandement SS décide d'exploiter ce gisement pour la construction de monuments à la gloire du IIIe Reich.
En 1941, les premiers détenus d'origine allemande et tchèque s'installent au KL-Natzweiler dans une construction de fortune à côté d'une auberge. Cette main d’œuvre va servir à construire le camp du Struthof. Les premiers travaux sont liés à l'aménagement des voies d'accès et au terrassement du camp. La pente est d'environ 20 %.
En 1942, les premières baraques sont terminées. Les SS vont augmenter la capacité d'accueil du camp du Struthof. La priorité est axée sur l'exploitation de la carrière de granite rose et les voies de circulation entre les différents sites.

Chaque baraque mesure 44 m de long sur 12.50 m de large. En 1944, le camp comptera 17 baraques dont 1 baraque "prison" composé de 20 cellules et 12 cachots et 1 baraque " crématoire" où il y avait des "expérimentations" humaines.
Chaque baraque avait la capacité d'accueil d'environ 150 à 250 déportés. A partir de 1943, le nombre de déportés par baraque est évalué à environ 700 personnes.
La durée moyenne au camp était d'environ 6 mois. On estime que le camp de concentration a eu jusqu'à 7.000 déportés alors qu'il est bâti pour accueillir 2.000 déportés.

Les hommes déportés dans ce camp de concentration sont en majorité déporté pour des raisons politiques. Les opposants au régime du IIIe Reich, les Juifs, les Tziganes, .... sont confiés aux SS Totenkopf de la garnison. On évalue la garnison à 80 soldats. Au total sur l'ensemble du camp central et des camps annexes, on évalue à 52.000 personnes détenues de 31 nationalités et 22.000 déportés sont morts dans les camps ou au cours des marches de la mort.
Les soldats SS étaient récompensés lorsqu'un détenu mourrait par un système de prime (argent, jour de congé, ....). Le système appliqué par le commandement SS était la terreur et la brutalité.Le but était de supprimer les opposants politiques au régime du IIIe Reich.
A l'arrivée des nouveaux détenus, ils étaient dirigés vers le block "sanitaire" où ils passaient une douche froide, une coupe des cheveux et après à la désinfection. Chaque détenu était désigné par un numéro. Les cheveux étaient récupérés et envoyés à une fabrique.


L'eau chaude était réservée au SS.


Chaque détenu recevait 1 chemise rayée, 1 pantalon, 1 veste ainsi d'une paire de sabots en bois. Souvent, le sabot n'était pas adapté au pied du détenu et les vêtements fournis ne tenaient pas compte des écarts climatiques (la température estivale environ 30 ° et la température hivernale - 20 ° avec de la neige).

Chaque détenu était affecté à une baraque et à une tâche: extraction des blocs de pierre de la carrière, construction d'une cave pour entreposer des vivres, ....

Chaque baraque est équipée d'un espace de réfectoire avec 12 tables, un espace dortoir où chaque lit n'a aucun matelas ni drap et ni couverture quelque soit la saison de l'année et d'un espace sanitaire composé de 2 vasques et des WC.

Au sol, on remarque l'emplacement des baraques et en bas, les baraques de la prison et du four crématoire. Au niveau des baraques, l'emplacement de chaque baraque est symbolisé par des cailloux de couleur.


Au niveau de l'alimentation, au camp de concentration, il était servi après l'appel du matin, 1 louche de café par détenu. La baraque de la cuisine était située en haut du camp. Chaque jour, 2 personnes par chaudron étaient désignées pour porter l'imposant charge à chaque baraque en descendant par l'escalier. Si le chaudron était renversé, la nourriture n'était pas remplacée.
Sur le lieu de travail, en matinée, 1 tranche de pain et 1 tranche de saucisson. A midi au camp, 1 soupe de rutabaga ou de choux en fonction de la saison. Le soir, un morceau de pain noir. Chaque semaine, il était distribué 50 grammes de marmelade par détenu.
Remarques: La construction de l'escalier a favorisé la difficulté d'utiliser les marches pour gravir et descendre. La taille des pierres sont différentes ce qui limite la facilité d’empreinter l'escalier. Souvent, il était choisi des détenus "faibles" pour porter le chaudron. Les gardes SS avec les chiens exigeaient un service rapide. Les morsures et les coups contribuaient à faire tomber les chaudrons de nourriture.

A proximité de l'escalier central, les places d'appel étaient utilisées par les SS à plusieurs moments de la journée et de la nuit. Au minimum, il y a 3 appels par jour. Chaque appel peut durer plusieurs heures soit sous un soleil de plomb soit sous une température de - 20 ° les pieds dans la neige.

Autre source de maltraitance vis à vis des détenus, les SS désignaient des détenus soit faible physiquement soit récalcitrant pour descendre des brouettes chargées de pierre, de terre, ... le long du "ravin de la mort" au pas de course par tous les temps.
Au niveau des travaux inutiles, on peut citer la construction de la grande cave à pommes de terre (Kartoffelkeller) qui n'a jamais servi. Le but recherché était d'épuiser les détenus.

Le professeur allemand Hirt de l'Institut d'Anatomie de la Reichuniversitat Von Strassburg, membre de la SS installé dans les locaux de l'Université de Strasbourg a le projet en 1941 d'étudier la race Juive qui est amenée à disparaître. Ce professeur veut faire une collection de crânes juifs. En août 1943, 109 déportés juifs arrivent au camp de Natzwiller. Au cours du mois, 87 sont gazés dans la chambre à gaz sous la direction personnelle du Commandant Kramer. Les corps sont ensuite transportés à l'Institut d'Anatomie à Strasbourg où les corps sont conservés dans l'alcool.
Les médecins nazis ont fait différentes expériences sur des femmes, des hommes en introduisant différents virus pour observer les réactions humaines du corps humain. En particilier, des recherches ont été menées pour contrer les effets de l'ypérite (brûlure, aveuglement) en cas d'attaque chimique, sur le typhus par le professeur de médecine SS Eugen Haagen de l'Institut Robert Koch de Berlin, sur le gaz phosgène par le docteur Otto Bikenbach.
Le professeur SS Eugen Haagen a réalisé des études sur la peste, la lèpre, .. sur les détenus du camp. Si les cobayes étaient survivants, ils étaient tués et incinérés.
La baraque pénitentiaire étaient redoutée des déportés. Il y avait 3 niveaux de sanction où les gardiens SS pratiquaient la bastonnade parfois mortelle. Dans le local où était installé le chevalet de bastonnade, il était installé une baignoire. Le détenu devait compter en allemand le nombre de coups reçus. Si le détenu se trompait ou s'il comptait en français, on repartait à zéro.
Si le détenu s'évanouissait, on le plongeait dans la baignoire d'eau glacée pour voir sa réaction s'il était encore en vie.

En fonction de la gravité de la sanction, le détenu était mis dans telle ou telle cellule avait un régime alimentaire réduit en fonction de la peine prononcée. Un petit réduit permettait d'entasser jusqu'à 3 détenus pliés. Un pot équipait la cellule qui pouvait être vidé après plusieurs jours.
Au niveau des tortures, les détenus sanctionnés avaient une séance de bastonnade au nerf de bœuf. Le détenu avait des importantes douleurs à chaque coup donné avec violence. Souvent le détenu s'évanouissait avant la fin de la punition.





Au niveau disciplinaire, les tentatives d'évasion étaient punies par la mort par pendaison. Une seule évasion a réussi à s'échapper en 1942 lors d'un changement de commandant. Lorsque les détenus étaient repris, ils passaient quelques jours à la prison pour subir des atrocités, puis ils étaient pendus devant tous les déportés alignés sur les places d'appel.

A partir d'octobre 1943, le four crématoire est opérationnel. Les exécutions vont s'accentuer dans le camp de concentration devant l'affluence des déportés. Les SS récupèrent sur les cadavres les objets de valeur (dents en or, ...) puis ils calcinent les corps.


En mémoire des atrocités commises par les nazis au Camp de Concentration de Natzwiller et des camps annexes, ce lieu est devenu un Haut lieu de la Mémoire Nationale et Européenne. Le Centre européen du résistant déporté est installé à l'entrée.
On peut lire sur le site du Struthof le commentaire suivant:
« Le 13 octobre 1953, fut créé le Comité national pour l’érection du Mémorial de la Déportation. Un décret du 5 décembre 1954 autorisa l’ouverture d’une souscription nationale. L’importance des sommes rassemblées permit la construction d’un imposant monument dont la conception fut confiée à Bertrand Monnet, architecte en chef des Monuments historiques. Les travaux du monument commencés en mai 1957, furent achevés en août 1958. Le sculpteur Lucien Fenaux, grand prix de Rome, y oeuvra ensuite jusqu’en juillet 1959. Le mémorial fut inauguré par le général de Gaulle, Président de la République française le 23 juillet 1960. Haut de 40 mètres et visible depuis la vallée, il représente une flamme et arbore la silhouette émaciée d’un déporté (la guide avait rajouté qu’il regarde vers le ciel et se tient debout, signe d’espoir). Le Mémorial, dédié « Aux martyrs et héros de la déportation » abrite le corps du déporté inconnu, symbole de toutes les victimes de la déportation »


Centre Européen du Résistant déporté
Struthof Route Départementale 130 67130 Natzwiller France Tél: 03.88.47.44.67
Horaires: ouvert du 1 mars au 24 décembre
périodes 1er mars au 15 avril & 16 octobre au 24 décembre 9h - 17h
période du 16 avril au 15 octobre 9h - 18h30
Tarifs: adulte 6 €, étudiant (-18 ans) 3 €, enfant (-10 ans) gratuit
Il existe des visites guidées gratuites en plusieurs langues et des livrets adaptés aux enfants.
L'Auberge du Père Bise était une adresse mythique de la gastronomie française. L'aventure a démarré en 1903 à Talloires avec le couple François, appelé le père Bise et Marie Bise son épouse. Puis leur fille Marguerite Bise reprend l'établissement en 1928. En 1931, sa cuisine inventive basée sur les produits du Lac d'Annecy se fait remarquer par les inspecteurs du Guide Michelin. Elle obtient sa première étoile en 1931. En 1933, sa cuisine est consacrée avec sa deuxième étoile. Son gratin de queues d'écrevisses était un de ses plats emblématiques. En 1951, elle obtient sa 3e étoile au guide Michelin qui consacre au firmament cet établissement hôtelier avec une restauration digne de la haute gastronomie française.

L'Auberge du Père Bise a conservé presque pendant 40 ans sa 3eme étoile jusqu'en 1987. En 2016, le Chef Jean Sulpice et sa femme Magali rachète l'établissement avec le projet de l'ouvrir après des importants travaux en mai 2017.Ce challenge culinaire nous rappelle à Lyon, le rachat réussi de l'établissement de la Mère Brazier par le Chef étoilé Mathieu Viannay.
Actuellement, les brigades du Bistrot et du restaurant sont en train d'élaborer leurs nouvelles cartes pour l'ouverture.
Le Bistrot propose un menu constitué d'une entrée + plat ou plat + dessert à 36 €, pour les plus gourmands, il y a le menu entrée + plat + fromage + dessert à 44 €. Il existe un menu enfant à 19 €.
Au restaurant gastronomique, le Chef Jean Sulpice propose son menu "Rivage" qui est servi en semaine et le dimanche soir à 90 €.
Notre reportage a eu lieu le jeudi 29 juin 2017, le temps était aux averses avec une température d'environ 20°. La visite sur le port de Talloire s'impose pour admirer le Lac d'Annecy qui est un petit joyaux dans un super écrin.



On aperçoit la terrasse du bistrot Le 1903 avec les tablées préparées. Aujourd'hui, le temps n'est pas favorable à déjeuner sur la terrasse à contempler le paysage.

A l'intérieur, à droite il y a le Bistrot Le 1903 en face de l'entrée c'est le restaurant gastronomique. Attention, le petit parking est réservé aux clients de l'hôtel. Il faut stationner dans le parking communal situé plus haut.

Au décor, on comprend toute de suite que nous sommes dans lieu où la cuisine se rapproche de la cuisine de bistrot ou de bouchon lyonnais. Les tables sont assez étroites et attention aux luminaires en cuivre, on se cogne ....


Nous sommes les premiers clients ce qui nous permet de bénéficier de l'attention du personnel de service en salle. On nous demande si on veut prendre un verre, on nous conseille un vin blanc de corse "Abbatucci". Le service s'est fait au verre. On se décide pour la formule complète "Entrée + plat + fromages + dessert" à 44 €. Sur la carte, il y a le choix entre plusieurs entrées et plusieurs plats. On se décide pour l'entrée le saumon cuit au sel. Après une petite attente, on nous sert les deux assiettes de saumon.
Le saumon est fin et gouteux. L'assaisonnement est maîtrisé, le mariage avec la chair du saumon est une belle réussite. La petite pointe de citron donne un peu de pets au plat.


Au niveau du plat, il a été choisit une pièce de veau cuit dans le sel et la fameuse quenelle. Au niveau de la pièce de veau, la viande était tendre. Le jus d'accompagnement était excellent. Au niveau de l'accompagnement de légume, il y avait deux propositions, j'ai opté pour une purée fumée. Au niveau gustatif, l'assemblage de la viande avec la purée fumée n'était pas le meilleur assemblage. Le fumé est trop prononcé en bouche. Au niveau du vin, on opte pour un verre de Côte de Nuits.


La quenelle est servie avec le riz. La personne qui a gouté la quenelle est un lyonnais pure souche et amateur de la bonne quenelle. Il a reconnu que cette quenelle était un agréable moment de table.

L'assiette de fromages est servi directement à table. La présentation est plaisante. Au niveau des fromages, nous sommes dans les fromages de ce terroir alpin.

Au niveau des desserts, le choix est assez étendu mais on opte rapidement pour un Saint Honoré. On nous sert un Saint Honoré traditionnel, on aurait aimé une formule revisitée plus légère.

En résumé, l'entrée et les plats sont des vrais plaisirs de gourmet, c'est la bonne formule à prendre dans ce bistrot. Au niveau des vins, le vins blanc corse était très agréable, le vin rouge "Côte de Nuits" n'apportait aucun plaisir en bouche. Un simple beaujolais village aurait été nettement mieux sur les plats.
Au niveau de la facturation, le verre de vin blanc Corse est facturé 9 €, le verre de Côte de Nuits à 8 €, la bouteille d'eau gazeuse Vals 6 €, le café 3,90 €
Pour la petite histoire, on nous a facturé 3 bouteilles d'eau de 75 cl .... à la place d'une bouteille !!!
Bistrot Le 1903 & Restaurant Jean Sulpice 303 Route du Crêt, 74290 Talloires-Montmin tél: 04.50.60.72.01 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le magazine Gault & Millau vient de décerner le titre convoité de "Cuisinier de l'année" 2018 avec 4 toques et une note de 18,5/20.
Ouistreham Riva Bella est située à l'embouchure de l'Orne où le canal de Caen permet aux navires d'aller décharger les containers et les produits à Caen. Sa situation géographique permet à cette cité d'avoir un important port de plaisance sur la Manche dans le département du Calvados.
Le port de plaisance a une capacité d'accueil de + 650 bateaux. Sur le site on trouve les magasins d'accastillage et les professionnels des différentes corporations du monde du nautisme. L'été, les plaisanciers parcourent le littoral normand et ce port est un point d'escale abrité.
Le chantier nautique d'entretien et de gardiennage Jeanneau situé sur le quai Jean Charcot date + 30 ans. Les anciens se rappellent que la saturation du port de plaisance avait conduit un certain nombre de plaisanciers à installer des mouillages et des pontons de fortune pour héberger leurs voiliers et bateaux pêche promenade le long du canal. Aujourd'hui, il n'y a plus de bateau.

En 1838, il est arrêté le creusement du canal de Caen sur l'Orne qui relie Caen à la Manche. Le développement du commerce maritime doit contribuer au développement économique de la capitale de la Basse Normandie. Deux écluses doivent être construites, une à Caen l'autre à Ouistreham. En 1857, le canal est ouvert au trafic maritime.
Les écluses de Ouistreham permettent aujourd'hui l'accès des navires de 28 et 30 000 tonnes. L'écluse Ouest mesure 225 mètres sur 28,45 mètres, l'écluse Est mesure 181 mètres sur 18,80 mètres. Le tirant d'eau dans le canal varie de 8,95 mètres à 8,60 mètres. L'écluse Ouest est utilisée pour les navires marchands et l'écluse Est est utilisée pour la plaisance.
La nécessité d'une écluse à Ouistreham est créée par l'existence d'un marnage important entre le niveau de l'eau dans le canal et le niveau de l'eau dans le chenal. Lors d'un coefficient de vive eau de 120, on peut atteindre un écart de hauteur + 7 mètres.

La capitainerie a une vision lointaine au large qui permet de réguler le trafic entre les navires de la marine marchande, les ferries, les navires de pêche et les plaisanciers.

Le phare actuel a été mis en service en 1905 en remplacement d'une tour carrée. Au niveau maritime, ses éclats sont visibles jusqu'à 16 milles du port. Ce phare est automatisé. On peut le visiter à certaines époques de l'année.

Le franchissement d'une écluse est toujours un moment délicat qui exige de l'attention pour les marins à bord. Il faut synchroniser avec les bouts par rapport aux bites d’amarrage, la descente ou la montée du bateau par rapport au niveau de l'eau dans le bassin de l'écluse.
Au cours de l'été, il y a plusieurs centaines de bateaux de toutes les tailles avec plus ou moins de facilité pour manœuvrer qui doivent rentrer dans l'écluse. Souvent, les novices se mettent à quai les premiers ce qui permettent aux habitués d’accoster et se mettre à couple.

Lors de l'ouverture de la porte, il y a souvent des moments de panique car il y a toujours des marins qui veulent sortir les premiers sans s'occuper des capacités de manœuvre de telle ou telle embarcation.
Le top, lorsque la gendarmerie fait bloquer l'ouverture des portes pour réaliser un contrôle réglementaire de l'équipement de sécurité obligatoire en mer en fonction de la catégorie de navigation du bateau.


Le balisage maritime permet aux bateaux d'éviter de s'échouer sur les bancs de bâture, le banc de l'île, le banc des corbeilles et le banc de la carcasse à la sortie du chenal. Vers les pontons, il y a un aménagement qui permet de mettre à l'eau les petites embarcations à moteur de style zodiac ou pêche promenade. Vers la pointe, il y a des pontons installés pour le mouillage des bateaux de plaisance en attente pour passer une écluse en fonction des marées.

Les pontons permettent aux marin pêcheurs de débarquer les équipements et d'embarquer les équipages avant la sortie en mer.



On aperçoit le chalutier le "Yaka" à quai. Les marins sont en train de débarquer les caisses de poissons et de crustacés avant de repartir en mer. Il pratique la vente directe sous la halle.


Le poisson frais débarqué est aussitôt mis sur les étalages pour la vente aux particuliers. Les habitués viennent chercher le poisson pour le déjeuner ou le dîner du jour. En fonction de l'arrivage, il peut y avoir de la sole, du maquereaux, du homard, du turbot, du bar, ... Au niveau du prix, par exemple, la sole est à 38 €/kg et le homard à 33 €/kg à la fin du mois d'avril 2017.



Le chalutier le "Yaka" est déjà en route pour une nouvelle pêche. La mer est calme au large, il y a une légère brume.

En direction de la gare Maritime d'Ouistreham-Caen, il y a des parcours balisés pour les vélos et pour les randonnées à pied.
Au niveau du vélo, il y a deux options possibles, soit un parcours le long du littoral normand, soit un parcours d'Ouistreham à Domfront long de 126 km.
En 1986, à proximité de la rue des Dunes, la gare maritime de Caen Ouistreham ouvrait la nouvelle ligne entre Ouistreham et Portsmouth en Grande Bretagne. En 2016, + 1 million de passagers ont effectué la traversée entre la France & l'Angleterre.


Au niveau tarifaire, il y a des promotions si vous êtes disponibles au niveau des dates de départ. En journée, il y a 3 rotations, il faut environ 6h pour faire la traversée. En pleine nuit, il faut 7h. Les prix sont fonctions de l'horaire de départ, il faut compter au meilleur prix 39 €/aller.
Il existe un service de navette entre la gare maritime et le centre ville de Caen.

A+
En Bretagne du Nord vers le Cap Fréhel, il y a la commune de Erquy avec son port de plaisance à proximité du golf Blue Green à Pleneuf Val André.

Une halte s'impose au restaurant bar Le Vivier où l'on cuisine les Fruits de mer et la coquille St Jacques. La terrasse est orientée vers le port de plaisance.

La cuisine est réalisée à partir des produits locaux comme les huîtres de la baie d'Arguenon. Le poisson frais et les fruits de mer sont proposés au menu du jour. La mayonnaise est produite en cuisine.

Les plateaux de fruits de mer sont copieux. On apprécie cette cuisine de pays où les produits ont du goût.

Les amateurs apprécient les crabes et les étrilles. Ici, on sent la chair fraîche du jour.

Le plat " brochette de coquilles St Jacques" au beurre d'agrumes est une belle découverte. La St Jacques est bien cuite et l'assaisonnement rehausse le délicat goût de la St Jacques.

Les différents plats de poissons sont bien maîtrisés. Le "couscous de la mer" est aussi une belle découverte avec différents types de poisson et des épices méditerranéennes. Ce plat nous fait voyager.
En résumé, ce restaurant a l’accueil souriant et chaleureux, spécialisé dans les poissons et les fruits de mer . Il dispose d’une terrasse couverte (et chauffée en cas de soirées fraîches), avec une magnifique vue sur le port, la mer et les bâteaux.
Le Vivier 64 rue du port 22430 Erquy Bretagne tél: 02.96.72.34.24









