Le Gouffre de Padirac est situé dans le Lot à proximité des sites de la préhistoire comme le site de la Grotte de Lascaux et du village Rocamadour dans la vallée de la Dordogne. Ce site est connu depuis le Moyen Age et il a été habité par les villageois jusqu'au XVIe siècle. Le salpêtre a été exploité pour participer à la fabrication des explosifs pour l'armée mais aussi au salage des viandes.
En 1889, une expédition de spéléologie est organisée par Edouard Alfred Martel avec Foulquier, Armand et Gaupillat. L'expédition s'est attachée les services de plusieurs personnes pour réaliser les manœuvres nécessaires à la descente et à la remontée. Cette expédition va s'effectuer sur plusieurs jours afin de poursuivre les découvertes des galeries et des lacs. Des relevés et des photographies sont effectués pour immortaliser cette découverte. La voie est ouverte pour des explorations ultérieures pour reconnaître le réseau d'environ 40 km de galeries.
L'exploitation touristique est envisagée dès 1896. Il est commandé un escalier pour descendre les 75 mètres du gouffre. Le 1er novembre 1898, les premiers touristes peuvent descendre et contempler le spectacle du monde souterrain sur une longueur d'environ 1 km. Aujourd'hui, le visiteur parcourt 2,5 km de galeries souterraines sur les 42 km recensés.
Le site attire + 400.000 visiteurs/an ce qui le place comme le site souterrain le plus visité de France.


La visite d’environ 1h30 depuis le Hall d’accueil dont 40 minutes sont guidées, comprend :
- La descente dans le Gouffre de Padirac par les escaliers, ou les ascenseurs (au choix, et sans surcoût), en visite libre,
- La promenade en barque sur la Rivière Souterraine, accompagnée par un guide-batelier,
- La visite guidée des galeries à la découverte des splendeurs du site

Cette année, il est proposé aux touristes de revivre l'expérience d'Edouard Alfred Martel lors des "Visites Explorateurs" organisées les 11, 21 et 28 juillet 2017. Cette visite est proposée à la fermeture du site à 20 h. Le Gouffre sera plongé dans le noir et chaque visiteur aura une lanterne. Le parcours se fera à pied et en barque avec les commentaires d'un guide passionné de spéléologie au cours d'une visite d'environ 2h.
Autour du l'entrée du Gouffre d'un diamètre d'environ 35 mètres, il est disposé des panneaux pédagogiques pour vulgariser la connaissance du lieu. Une barrière de sécurité protège les visiteurs d'une chute.


Le visiteur a le choix lors de la descente d'empreinter les escaliers ou l'ascenseur. Il y a plusieurs centaines de manches à descendre mais ce choix permet de visualiser la descente dans ce milieu minéral et végétal. Attention, la température dans la grotte est d'environ 13 ° avec un fort taux d'humidité.



Le parcours à pied le long de la galerie de la Source est en visite libre, c'est à dire que le visiteur peut prendre son temps pour s'attarder sur tel ou tel élément géologique du monde souterrain. Au bout du chemin, le visiteur arrive à l'embarcadère où il va s’installer dans une barque pour une visite commentée de la rivière plane.




On est impressionné par le travail de l'eau sur la roche de puis des millions d'années. Il y a des salles immenses. Ici on remarque la statut Edouard Alfred Martel, qui pose pour la postérité dans son milieu.

Un des instants d'émerveillement, la rivière et les lacs. Il y a une féérie du lieu qui se dégage.


Ce circuit en barque est une belle découverte. On pénètre dans les entrailles de la terre et on est étonné par la transparence de l'eau. Le dépaysement est total avec notre milieu habituel. On est dans le monde du silence. On prend conscience du travail du temps sur les éléments de la Terre. Il faut des millions d'années d'un long travail d'érosion pour arriver à sculpter le paysage souterrain. On se rend compte que le temps d'une vie humaine, la modification de la nature est infime ....

Le Gouffre, 46500 Padirac, France Tél: 05.65.33.64.56
Horaires: ouvert tous les jours du 30 mars au 5 novembre 2017
En ligne, il y a les disponibilités pour programmer les visites en fonction des réservations enregistrées. Attention, il est impossible de réserver en ligne pour le même jour.
Tarifs: Adulte 12,50 €, enfant (4 à 12 ans) 9 € Visite Explorateur: adulte 55 €, enfant 40 € (la réservation est obligatoire)
En 1764, le roi Louis XV autorise la ville à créer une verrerie afin de répondre à la demande de l'évêque de Metz pour écouler le bois alsacien.Dans son plaidoyer, le prélat avait argumenté dans ces termes:
« Sire, la France manque de verrerie d'art, et c'est pour cela que les produits de Bohême y entrent en si grande quantité : d'où il suit une exportation étonnante de deniers, au moment où le royaume en aurait si grand besoin pour se relever de la funeste guerre de 7 ans, et alors que depuis 1760, nos bûcherons sont sans travail ».
Le prélat crée "Les Verreries Saint Anne". En 1773, le prélat vend au verrier Antoine Renault qui s'installe dans cette ville. La période de la Révolution française marque le déclin de l'entreprise. En 1813, l'activité est arrêtée.
En 1816, l'industriel et financier Aimé Gabriel d'Artigues, propriétaire des cristalleries de Vonêche dans les Pays bas, rachète les ruines et négocie avec les autorités de l'époque le droit de produire des pièces à partir du cristaux bruts de Vonêche. Le nouvel établissement se nomme "Établissements de Vonêche à Baccarat". En 1819, les 4 fours sont remis en activité et le site industriel a été modernisé. Cependant, l'emploie de + 300 salariés crée une masse salariale importante ce qui fragilise les comptes de la société. Les pertes financières vont conduire Aimé Gabriel d'Artigues à vendre l'entreprise sur la période 1822-1823. Parmi les associés, M. Pierre Antoine Godard Desmarest va s'impliquer dans la direction de l'entreprise et il va appliquer un nouveau système de comptabilité inventé par lui-même.
Au niveau technique, le top de l'époque était le cristal d'Angleterre. En 1781, la Verrerie Royale de Saint-Louis découvre le secret de la fabrication du cristal (verre au plomb). Elle devient la Cristallerie Saint Louis. A partir de cette découverte, l'activité liée au cristal va devenir l'activité principale à Saint Louis Lès Bitche. A Baccarat, le directeur technique, l'ingénieur polytechnicien Jean Baptiste Toussaint va s'impliquer pour maîtriser la fabrication du cristal à partir du verre fabriqué sur place. En 1823, elle reçoit la médaille d'or à l'exposition ce qui permet d'obtenir une 1ère commande du roi Louis XVIII.
Après cette 1er commande, les grandes familles royales européennes puis du monde vont commander des pièces pour orner leurs demeures. La cristallerie de luxe se développe en Europe. Le site de Baccarat va s'orienter vers ce nouveau marché en développant des produits de plus en plus raffinés. Les progrès techniques obtenus contribuent à la renommée de l'établissement au niveau mondial. La recherche de l'excellence est le moteur de développement du site industriel situé à Baccarat.
En 1841, l'ingénieur François Eugène de Fontenay s'est spécialisé dans le coloration du verre et du cristal. son savoir-faire va permettre de développer une nouvelle gamme de produits.
En 1855, à l'Exposition Universelle de Paris, la cristallerie remporte sa 1ère médaille d'or pour une œuvre d'art. A partir de 1868, l'ingénieur centralien Paul Michaut va diriger l'entreprise. Il va contribuer au développement du site de Baccarat. Pour répondre à la forte demande de l'Asie et en particulier du Japon, une partie du processus de fabrication est industrialisé.
Le site industriel s'étant sur + 6 hectares à Baccarat. En 1900, + 2.200 salariés travaillent à la cristallerie. Au niveau de la ville, environ 75 % de la population dépendaient directement ou indirectement de l'usine.
Les dirigeants de la cristallerie se sont investis dans le développement de la ville de Baccarat à travers des mandats de Maire, sénateur, .... Aujourd'hui, une partie du patrimoine foncier de l'usine a été rétrocédée à la collectivité pour installer l'Office de tourisme, des logements, ...

L'Hôtel de Ville date des années 1920, son architecture est basée sur le style flamand. Les 4 motifs en façade représentent les différents métiers du cristal.

A proximité, l'église Saint Rémy est d'un style contemporain en bordure de la Meurthe.


Au loin, on aperçoit la cheminée de l'usine de la cristallerie de Baccarat.

Le long de la D590, il y a le site industriel de la Cristallerie de Baccarat situé Rue de la Cristallerie. Le complexe s'étend sur plusieurs hectares Cours des Cristalleries.

On remarque que le bâti n'est pas entretenu depuis quelques décennies. Si on emprunte le cours des cristalleries, on arrive au siège et au site industriel.

On arrive sur une grande place où il y a l'entrée de l'usine avec de chaque coté des bâtiments à vocation de logement pour le personnel. Depuis 1830, le développement commercial des activités industrielles du site a nécessité le recrutement de milliers de salariés. Il était impératif de loger les salariés à proximité des unités de production, en particulier le personnel qui alimentait en bois 24h /24h les fours. Depuis le passage au chauffage par le gaz, il n'y a plus cette contrainte pour le personnel.

On aperçoit l'entrée du site industriel à droit.

La chapelle sur le site permettait de pratique la religion catholique au sein de l'usine.

Aujourd'hui, les logements ont été vendus au personnel de la Cristallerie de Baccarat. On remarque le manque d'entretien des nouveaux propriétaires.

Le parking du Musée de Cristal est situé à côté de la boutique Baccarat, rue des Cristalleries. On voit au vent les drapeaux Baccarat qui symbolise l'entrée vers le bâtiment où le musée est installé. Il faut emprunter l'escalier puis se diriger vers la droite en direction de la place.


On a une vue de la ville de Baccarat assez remarquable vers la Meurthe.

Ce château était le lieu où les administrateurs et les directeurs ont vécu pour diriger la Cristallerie de Baccarat. Aujourd'hui, au rez-de-chaussée sur l'aile droite, il y a le musée du cristal.

Pour la petite histoire, lorsque nous avons visité ce lieu, les personnes qui sortaient parlaient d'une "escroquerie" à propos de la visite du musée !!!
L'accueil se fait dans une petite entrée. Après on se dirige vers la 1ère salle où un lustre en cristal de Baccarat trône au milieu de la pièce aux dimensions modestes.

Aux murs, il y a des panneaux explicatifs avec des croquis pour expliquer la complexité de la confection d'une telle pièce.

On pénètre dans une autre salle en enfilade où l'on est surpris par la mise en valeur des pièces exposées. Les visiteurs sont étonnés par l'emploi de simples étagères pour présenter des œuvres d'art !!!

Certaines pièces exposées ont des panneaux explicatifs du travail réalisé à partir d'un dessin technique.

Des petites étiquettes précisent le nom de l'objet et parfois il y a un petit texte d'accompagnement.


Sur une grande étagère, il y a plusieurs séries liées à l'Art de la table. En particulier, il y a le service "Harcourt" créé en 1825 sur l'inspiration Aimé-Gabriel d'Artigues et commercialisé par Pierre Antoine Godard Desmarest.


On doit reconnaître que l'espace est restreint pour admirer les pièces. On remarque le travail de la colorisation de certaines pièces de cristal.

Certaines pièces semblent très contemporaines, en réalité, elles datent années 20.


On montre deux moules pour permettre aux visiteurs de visualiser une partie du travail de la fabrication d'une pièce d'art.

Enfin le visiteur aperçoit quelques pièces exceptionnelles qui ont fait la réputation mondiale de cette cristallerie depuis plusieurs siècles.




La production de flacons de parfum pour les grandes maisons françaises va devenir une activité qui a pris de l'essor. Les grands parfumeurs voulaient des œuvres d'art pour sublimer les senteurs.



Il y a une petite collection de vases exposés.

Dans la dernière petite pièce, il y a le trésor de ce musée, la recomposition d'une tablée pour un dîner dans un décor de féérie. On plonge le visiteur dans une vision du luxe à la française.

Le visiteur rebrousse chemin pour retourner à l'accueil. On demande s'il y a une visite de l'usine prévue pour visualiser le travail des ouvriers sur la matière brut du cristal. Non, il n'y a pas de visite du site industriel mais si on attend un peu, on vous diffuse un film d'environ 15 mn.
Effectivement si on compare avec le Musée Lalique .... c'est le jour et la nuit !!! La durée de la visite s'est faîte en 20 minutes !!!
Par contre, une visite à la boutique s'impose si vous êtes amoureux du cristal de Baccarat. Les nombreuses pièces sont parfaitement exposées, il y a des bijoux, des vases, des lustres, l'Art de la table avec des services de verres et de carafes, des œuvres d'Art, ...





On remarque le modèle de verre de dégustation en cristal clair "Romanée conti", on est émerveillé par la finesse de l'épaisseur de la paroi, coût 260 €.
Le mariage de l'héritière de la cristallerie de Baccarat avec Joseph Albert Aldebert de Chambrun en 1853 va transmettre cet héritage à cette famille jusqu'en 1989. A cette date, la société est vendue au groupe hôtelier Taittinger. Ce groupe a acquis la majorité du capital. En 2005, le groupe Taittinger est acheté par le Fonds d'investissement américain Starwood Capital Group, spécialisé dans l'immobilier. En 2015, le Fonds d'investissement américain vend la branche hôtelière pour un montant + 1 milliard € au groupe chinois Jinjiang International.
En 2016, la cristallerie a réalisé un chiffre d'affaires de 148 millions € avec un bénéfice d'environ 2,2 millions €.
En 2017, le groupe chinois Fortune Fountain Capital (FFC) est en négociation exclusive pour racheter la Cristallerie de Baccarat pour le somme d'environ 185 millions €. Selon les modalités, il a été négocié le maintien des 500 salariés sur le site de Baccarat en maintenant l'activité où le savoir-faire français est une référence internationale.

Galerie-Musée Baccarat Cours des Cristalleries 54120 Baccarat Tél: 03.83.76.61.37
Horaires: mardi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h & durant la période estivale de Juillet & Août ouverture non stop du mardi au dimanche de 10h à 18h
Tarifs: adulte 5 €, adolescent (12 à 18 ans) 3 €, enfant gratuit
Le village médiéval alsacien de Riquewihr est situé à proximité des villages de Ribeauvillé et Kaysersberg et du Château du Haut Koenigsbourg. Elle est l'une des communes du Parc régional des Ballons d'Alsace. On aperçoit les coteaux où sont plantés les vignes des crus alsaciens.

Le patrimoine architectural de ce village est exceptionnel. Les maisons classées à l'inventaire des Monuments historiques sont du XVIe siècle et XVIIe siècle. On peut citer la "Maison du Vigneron", l'Ancienne maison de tonnelier", la "Maison de vigneron appelée Nid de cigogne", ... Une grande partie de ce patrimoine est situé dans la rue principale du village, la rue du Général de Gaulle. Ce village a obtenu le label "Plus beaux villages de France." Le commerce du vin a permis l'enrichissement des vignerons sur plusieurs siècles.

Il est rare de rencontrer une unité architecturale entretenue. On est attentif au moindre détail comme une boiserie sculptée, un élément d'enrichissement en façade, une enseigne en fer forgée, les couleurs, ....



La maison Dieffenbach est datée de 1606, aujourd'hui, il est installé au rez de chaussée la boutique "La cristallerie".

Au 16 de la rue du Général de Gaulle, il y a le Musée - boutique Hansi. Ce dessinateur alsacien a étudié à Lyon le dessin industriel et des cours de peinture et des Arts décoratifs. Il va revenir en Alsace et il s'oriente vers le dessin des cartes postales dans un style humoristique où il représente des scènes villageoises avec une mise en scène satirique contre l'empire germanique.
Le long de la rue principale, il y a des ruelles et des cours aménagées en restaurant. Le tourisme a permis de développer des activités liées à la restauration mais aussi à l'artisanat.

En Alsace, on recherche les célèbres Cigognes. Sur le toit de la maison de vigneron appelé"Nid de cigogne" où est installé le musée Hansi à proximité de la maison "Le gratteciel" de 1561, il y a un nid où un couple de cigogne s'est installé.


On vous recommande d'entrée à la boutique " Féérie de Noël" pour découvrir l'esprit de Noël alsacien. L'intérieur est une véritable caverne d'Alibaba où l'on trouve des décorations et des accessoires pour fêter dignement d'arrivée du Père Noël. Il est difficile de ne pas craquer ....
En continuant à se diriger vers la porte sous le Dolder, on continue à observer un bâti de qualité. On examine les techniques de construction alsacienne à travers la maison à colombages. L'utilisation du bois abondant dans cette région a permis l'émergence du style alsacien. La technique employée limite l'usage de maçonnerie au profit de la charpente en bois. L'ossature en bois est la pièce maîtresse de la construction traditionnelle. Après cette étape, un torchis est appliqué puis d'un enduit à la chaux de couleur blanche mais aussi teinté en rouge, jaune ou bleu. La toiture doit avoir une pente d'environ 60° pour évacuer la neige en hiver.



On remarque la sculpture sur le poteau d'angle qui est remarquable.En Alsace, le poteau d'angle peut être sculpté avec soit des personnages, soit des motifs géomériques, ...

Cette façade est l'une des plus ornées de la rue du Général de Gaulle. Il y a un vrai travail de mise en valeur à travers les motifs sculptés sur les poutres et une continuité sur les fenêtres en utilisant un motif qui représente la vigne.



A l'origine, vers 1290, il est édifié une muraille et un beffroi d'environ 25 mètres de hauteur pour sécuriser le village des brigands. Le beffroi (ou Dolder) est la porte d'entrée du village. Il était habitait par les gardiens qui devaient assurer l'ouverture et la fermeture de la porte le soir.

A proximité du beffroi, il y a la fontaine de la Sinne où il est indiqué la direction de la Tour des voleurs.

Il faut s'aventurer dans les ruelles pour découvrir un espace plus calme car le village est envahie par les touristes du monde entier. Les japonais ont élu ce village comme le plus beau village de France.

L'ancien Hôtel de Berkheim a été bâti en 1523. On remarque une tourelle hexagonale où un cadran solaire est peint. Le bâtiment est réalisé en maçonnerie avec des fenêtres à meneaux.

On remarque que le centre-ville est pavé à l'ancienne. La chaussée est bombée par son centre et à chaque extrémité, il y a une rigole.


Après le beffroi, il y a une partie du mur de fortification avec un espace vert aménagé le long du mur. On repasse sous le beffroi pour revenir vers la rue du Général de Gaulle.


Au niveau du commerce, une rapide enquête auprès des commerçants confirme que la baisse du pouvoir d'achat des français limite les achats de plaisir. La fréquentation de la cité est toujours en hausse mais le chiffre d'affaires est en baisse.


L'ancien château des comtes de Wurtemberg est devenu le musée de la Communication. Après l'achat des terres de Reichenweiher (Riquewihr) en 1324, la dynastie va assoir son autorité par le mariage avec Henriette de Montfaucon, héritière du comté de Montbéliard. Le village de Riquewihr devient la capitale des deux comtés. Cette famille va apporter la prospérité à la cité.

Office de Tourisme - Bureau d'accueil de Riquewihr 2 rue de la 1ère Armée 68340 Riquewihr Tél: 03.89.73.23. 23 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le Château du Haut Koenigsbourg est situé sur la montagne du Stophanberch à 755 mètres d'altitude. On trouve la trace d'un château fort dans les archives au XIIe siècle.
Un bref rappel historique au sujet de la création du duché de Souabe en 915 dans le Saint Empire germanique. La maison des Hohenstaufen est l'une des plus puissantes de l'ancien royaume de Souabe.Elle va avoir plusieurs Ducs et Empereurs germaniques jusqu'au XIIIe siècle. Le Duc de Souabe Frédéric de Hohenstaufen et aussi Roi de Germanie. Il devient Empereur sous le nom de Frédéric II. Il décide de protéger ses possessions territoriales alsaciennes en faisant construire une ligne de défense constituée de châteaux forts sur les lieux stratégiques comme la montagne du Stophanberch. Cependant, ce lieu appartient au Prieuré de Lièpvre qui dépend de l'Abbaye Royale de Saint Denis. En France, les liens entre les Abbés de Saint Denis et la royauté française sont forts. Une demande a été formulée auprès du roi de France pour évoquer ce différend avec l'Empereur du Saint Empire germanique.
L'implantation de ce Château fort permet de sécuriser et de contrôler le commerce du blé, du vin, du sel et de l'argent. Vers 1150, le château fort comporte 2 tours.

Au XIIIe siècle, les Ducs de Lorraine deviennent les nouveaux propriétaires de ce lieu. Il a été confié à deux familles mais vers 1450, le château fort est déserté ce qui permet à une bande de brigands de venir s'y installer. Les brigands vont faire des raids sur les villes de Sélestat, de Colmar, Strasbourg et Bâle. Les prises des raids conduisent les autorités des principales cités rançonnées à s'unir pour recruter des mercenaires pour aller déloger les brigands du château fort. En 1462, le château fort est incendié.
Avec l'avènement de l'artillerie, les murs de défense du château fort ne sont pas assez épais pour résister à une attaque d'une armée ennemie équipée d'une artillerie de siège avec des boulets métalliques.
Les ruines du château du Haut Koenigsbourg sont confiées à la famille féodale de Tierstein avec ses terres. Oswald Tierstein entreprend de rebâtir le château fort mais en apportant d'importante modification défensive. Une 1ère enceinte est réalisée pour retarder l'attaque ennemie et le nouveau château est pourvu de murs d'une épaisseur de + 10 mètres pour résister aux boulets métalliques et de 2 tours d'artillerie. Il est rasé les forêts autour du château fort pour permettre une vision parfaite des déplacements des armées ennemies.
Après la mort du dernier descendant de la famille Tierstein, le château est racheté par l'Empereur Maximilien 1er de la Famille des Habsbourg. Puis il est laissé à l'abandon.

Au cours de la guerre de trente ans, la Suède envahit l'Alsace. L'armée suédoise fait le siège pendant 52 jours des ruines du château fort défendues par le capitaine Philippe de Liechtenau. Après, la réddition, le château est pillé et brûlé. Au fin du temps, les villageois aux alentours vont venir chercher des pierres pour construire leurs habitations. Après le classement comme monument historique, en 1865, la ville de Sélestat devient le propriétaire des ruines du château.
Le conflit franco-allemand aboutit à l'armistice avec le chancelier allemand Bismarck. Le traité de Francfort attribut l'Alsace et une partie de la Lorraine à l'Allemagne en 1871. L'Empereur allemand Guillaume II de Hohenzolllern à l'idée de bâtir un monument pour marquer l'attachement de l'Alsace au Saint Empire germanique. Lors de sa visite en 1899 dans la ville de Sélestat, la ville proposa de donner le château du Haut Koenisbourg avec des terres. Après une visite du site, l'Empereur accepta ce cadeau.
En 1900, la restauration du château est confié à l'architecte et historien de l'architecture allemand Bodo Ebhardt. Des importants moyens sont engagés pour répondre aux souhaits de l'Empereur de bâtir un château médiéval où la représentation des valeurs de la chevalerie germanique devait être illustrée.
La maquette permet de montrer le triste état du château avant le début des travaux de reconstruction. La 1ère phase réalisée a été d'effectuer les relevés de l'existant puis de s'informer sur les architectures médiévales des châteaux forts en Europe.
A partir de ce travail de compilation de données, il dessine son projet architectural qui a reçu l'aval de l'Empereur pour commencer les travaux.

Le chantier s'est terminé en 1908. Il a fallu installer deux importantes grues pour monter les différents matériaux de construction pour édifier les bâtiments (le grand bastion, la tour Nord, la tour Sud, ..). Chaque année, l'Empereur venait constater l'état d'avancement du chantier.

L'Empereur a fait construire une ligne de chemin de fer de Strasbourg à son château médiéval. Il arrivait à l'Empereur d'Allemagne de convier des invités à son château fort pour un dîner. Le but de ces escapades en Alsace était de montrer le côté germanique de cette terre allemande depuis plusieurs siècles. Le plafond de la salle du Kaiser était illustré avec l'emblème de l'Aigle impérial.

A proximité du château, il y a aménagé un espace de stationnement le long de la route. Il est conseillé de venir dès l'ouverture pour éviter d'être stationné assez loin de l'entrée. Le stationnement est gratuit.

Il faut se diriger vers le sommet pour emprunter le sentier qui longe la 1ère enceinte du château vers l'entrée principale.

On est impressionné par l'étendue de la construction du château fort. On passe au pied de la muraille ... On contemple l'important travail humain pour bâtir dans ce lieu reculer un tel édifice.



La porte d'entrée du château est située sous l'arche aux armes de la famille Tierstein, on accède à un petit espace où le personnel examine les sacs par mesure de sécurité.


La billetterie est installée à l'entrée. Il y a déjà un décor historique présent dans ce lieu. Il y a les WC installés au rez de chaussée dans ce bâtiment.

On sort sur la cour basse où il y a des écuries, des bâtiments, une copie d'une fontaine du XVe siècle. Il faut emprunter la tour pour se diriger vers le lieu de rassemblement pour la visite guidée. Souvent, il y a une personne à l'entrée de la tour pour renseigner le visiteur et pointer le billet de la visite du château.



On remarque les blasons aux armes des différents occupants du château fort. La visite commence à la tour.

La salle est un lieu pédagogique. Sur les murs, il y a l'explication de la restauration du château fort par l'équipe de l'architecte Bodo Ebhardt.

Sur l'un des murs, il y a l'emplacement où les visiteurs doivent se positionner pour attendre la venue du guide. Il existe quelques bancs pour patienter. En général, les groupes constitués sont composés d'environ 40 personnes.

Le guide commence dans cette salle auprès de la maquette la présentation du château fort. Il évoque les principales dates pour situer le contexte du Moyen-Age. Il explique qu'au Moyen Age, il y a peu d'habitants dans un château fort. Il y a le seigneur avec sa famille et une dizaine de personnes pour effectuer le bon fonctionnement du château. Lorsque le seigneur est à la guerre, sa femme doit mettre la "main à la pâte" pour assurer les tâches domestiques nécessaires au bon fonctionnement de la vie à l'intérieur du château.
Au niveau de la sécurité du château fort, lors de sa reconstruction au Moyen Age, il est bâti pour résister à une attaque avec boulets métalliques. L’imposante forteresse devait dissuader les assaillants de venir assiéger le château fort. Le but de la 1ère enceinte était de faire ralentir l'assaillant. La 2e enceinte était construite pour protéger le centre de vie du château. Toutes les techniques de l'architecture militaire sont employées pour ralentir la progression de l'assaillant dans tout le château. La disposition des meurtrières est positionnée pour faire obstacle à l'avancée des mercenaires dans les escaliers, les passages, ... Au final, il y a peu de soldat permanent dans un château fort. Au besoin, le seigneur paye des mercenaires pour assurer la défense du château.
A cette époque le mercenaire est un professionnel de la guerre. Il loue ses services au gré des besoins.
Après un bref rappel historique des différents propriétaires du lieu, on se dirige vers la tour pour emprunter les escaliers et monter au 1er étage.

Les groupes de visiteurs se succèdent tout au long du parcours de la visite. Il faut parfois "patienter" pour écouter son guide. Le guide va intervenir dans quelques points stratégiques du château pour expliquer soit une coutume, soit un fait historique, ...
Le visiteur peut utiliser le système de la visite commentée (audioguidage) en utilisant le dépliant du plan remis à la billetterie avec la numérotation des étapes.

Au niveau de la répartition des pièces autour de la cour, la vie dans le château s'organise dans cet espace restreint. Cette surface est petite par rapport aux dimensions du château fort. La cellule de vie seigneuriale doit être préservée. Ainsi les autres éléments de construction ont un but défensif.
L'approvisionnement du château doit stocker l'eau nécessaire à l'alimentation et le bois de chauffage coupé dans les bois avoisinants. Il existe un puits d'une profondeur de 62 mètres fortifié pour assurer le service de l'eau même lorsque le château fort est attaqué par de l'artillerie moderne. Il permet aussi de puiser l'eau pour éteindre un incendie.

Les escaliers à vis desservent les pièces du 1er et du 2e étages.

Au Moyen Age, l'agencement des pièces est organisé pour loger les hommes au 1er étage et les femmes au 2e étage. Cette disposition permet d'assurer aux femmes un lieu plus "reposant" par rapport aux activités seigneuriales. L'épouse du seigneur doit assurer la lignée de la descendance en mettant au monde un héritier. En pratique, le haut de mortalité est très important, pour assurer une lignée, souvent il faut environ 8 enfants. Dans le droit médiéval, le 1er descendant mâle conserve le titre et les terres attenantes. En Germanie, Si le seigneur meurt au combat sur un chant de bataille, l'épouse conserve le titre et la gestion des terres comme un homme.
Il exite des galeries de bois qui reposent sur les consoles en pierre.

Les cuisines se trouvent situées au Nord et les pièces à vivre au Sud pour bénéficier d'une certaine douceur de vivre. Nous avons expérimenté à certains endroits le vent froid qui engouffre, on est glacé sur place.

La tonneau permettait de stocker de la boisson pour alimenter la seigneurie mais aussi abreuver les invités et les mercenaires.


Au 1er étage, on passe par la chapelle, on accède à la salle des trophées de chasse et à la salle d'armes. Lors de la reconstruction du Château médiéval, l'Empereur Guillaume II de Hohenzollern a exigé de son architecte de mettre en avant la chevalerie germanique à travers sa décoration. L'Empereur souhaitait véhiculer un message à ses visiteurs. L'Alsace est une partie intégrante de l'empire germanique depuis plusieurs siècles.

On retrouve plusieurs scènes où la chevalerie germanique est à l'action. Au plafond, on remarque l'aigle impérial.





Il y a peu de meuble dans les pièces sauf dans l'espace réservé à l'Empereur et à l'Impératrice.



La salle d'armes est illustrée par un ensemble d'armes réelles ou factices. Le guide rappelle que dans les châteaux, la sécurité mobilisait peu d'homme au quotidien.
Le seigneur invitait des hôtes pour les impressionner à travers un cadre de vie confortable, un système de défense impressionnant de l'extérieur mais aussi de l'intérieur et un art de vie. Le vin était servi abondamment malgré son coût élevé et les pièces centrales étaient chauffées à environ 23 ° à 25 ° par la chaudière.
Ces éléments devaient faire prendre conscience que le seigneur du château fort était riche ce qui lui permettait de recruter des mercenaires s'il y devait être attaqué. Ainsi, il créait le sentiment d'un seigneur puissant chez ses hôtes.
Le mercenaire est un professionnel de la guerre. Il est propriétaire de ses armes et de sa monture. Il se vend aux seigneurs en fonction des conflits seigneuriaux et royaux. La Suisse est une terre qui a fourni des contingents importants de mercenaires à l'Europe médiévale.




A l'époque du Moyen Age, en France dans les châteaux on chauffe les pièces à l'aide de la cheminée qui qui permet d'éclairer la pièce mais qui apporte seulement un rendrement de chauffe d'environ 10 %. En Germanie, les châteaux sont équipés de chaudières, le rendrement en chauffage est d'environ 70 % ce qui permet de limiter la consommation de bois et d'obtenir les pièces chauffées à environ 25 ° toute l'année.

Au niveau des pièces des logis, on remarque des coussièges près des fenêtres pour bénéficier de la lumière du jour pour lire ou pour exécuter un travail minutieux. Les meubles ne sont pas d'origine, cependant les pièces présentées sont Alsaciennes ou Lorraines du Moyen Age jusqu'au XVIIe siècle. Les appartements situés au Sud sont équipés de latrines.
Au niveau architectural, les pièces sont placées en enfilade pour gagner de la place. Il n'y a pas de couloir. La galerie extérieure permet de circuler pour atteindre certaines pièces. A cette époque, l'intimité était très relative.










Le guide nous réuni dans la Salle des Trophées de chasse pour nous faire partager ses dernières informations. Après les visiteurs sont libres de continuer la visite à leur rythme vers le grand bastion.

La chapelle est d'une taille modeste. Il y a quelques symboles religieux dessinés pour rappeler l'existence de ce lieu de prière.

Le grand bastion était une construction militaire importante pour assurer à l'édifice une sécurité vers la partie Ouest du château Fort. La Tour Nord et la Tour Sud permettaient une surveillance des terres vers les châteaux d'Ortenberg et de Frankenbourg et sur les vallées environnantes.
Il est installé un petit musée de canons pour illustrer l'évolution technique de l'artillerie du XVe siècle au XVIIe siècle. On est impressionné par la taille du gros canon à la marque de la Germanie.




On aperçoit la superbe charpente en bois de la toiture.

Après la visite du grand bastion, le visiteur peut emprunter plusieurs passages pour découvrir l'architecture du château. Pour redescendre vers le rez de chaussée, il faut se diriger vers une tour.


Après avoir longer le chemin de ronde, on revient vers la place de la cour basse. On empreinte le passage de l'entrée pour se diriger vers le Jardin médiéval du Haut Koenigsbourg. Il est situé à gauche, il faut emprunter un petit escalier pour descendre vers le jardin.

Au XVe siècle, le jardin est situé à l'extérieur de l'enceinte du château. L'utilisation par le "jardinier" de carrés et de plessis est la base pour composer le jardin. Il est planté environ 120 espèces de plantes présentes au Moyen Age. Il est courant de planter des légumes pour fournir la cuisine et des plantes aromatiques et médicinales. A la fin du Moyen Age, il apparaît un nouveau besoin, la création d'un espace d'agrément où l'on vient se reposer et s'amuser au milieu des fleurs comme le rosier, le lis, ...
Au début du parcours, l'Histoire des jardins médiévaux est expliqué pour comprendre l'ordre et la fonction des principaux carrés.

Le parcours est plaisant. On découvre sur 500 m² des plantes ici et là avec des explications sur l'origine et l'utilité en cuisine ou en posologie médicinale.






Au niveau du retour, il faut emprunter le chemin à l'inverse.
Château du Haut-Koenigsbourg 67600 Orschwiller, Alsace, France Tél : 03.69.33.25.00 E-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: Janvier, février, novembre et décembre 9h30 - 12h et 13h - 16h30
Mars et octobre 9h30 - 17h; Avril, mai et septembre 9h15 - 17h15 et Juin, juillet et août 9h15 - 18h
Tarifs: adulte 9 €, Jeunes (6 à 17 ans) 5 €, personne handicapée 4 €, système audioguidage 2 €














