La France a l'un des patrimoines les plus riches au monde. De plus en plus de touristes préparent leurs vacances en incluant la découverte du patrimoine architectural et culturel régional. La découverte d'une langue, d'un jeu local, d'un artisanat d'art, d'une ancienne manufacture, d'une gastronomie locale et d'un Art de vivre sont des objectifs qui orientent le choix du lieu de villégiature. Par exemple, en Provence la pratique de la pétanque et de la sieste fait partie de l'Art de vivre provençal.
La Culture est devenue un axe primordial pour attirer les touriste du monde entier. La culture est devenue au fil du temps un lieu de développement économique à travers les retombées du tourisme. Les grandes expositions attirent des millions de visiteurs par an. Chaque grand musée se doit de proposer une exposition phare pour devenir l'évènement culturel de l'année.
En France, Paris centralisait les plus importants musées comme Le Louvre. Cette forteresse édifiée en 1204 par Philippe Auguste va connaître un destin hors du commun grâce à au roi Charles V qui va la transformer en résidence royale. En 1996, le Louvre a été visité par 4,7 millions de visiteurs. En 2005, on dépasse les 7 millions de visiteurs .. un record mondial. En 2006, 8,3 millions ... un nouveau record ... le film Da Vinci Code tiré du livre a contribué à relancer l'intérêt de ce musée. Il est le plus grand du monde. On recense 10.000 marches sur les 220.000 m² du Musée ... et ses 15 km de galeries. Il emploie 2.000 salariés afin d'entretenir, surveiller et gérer Le Louvre. Le Musée du Louvre a un budget de fonctionnement d'environ 180 millions €/an. Au niveau de la restauration, il est servi 1,7 million de couverts par an.

Le Musée d'Orsay est à l'origine une gare en plein Paris à deux pas des Jardins des Tuileries. La compagnie de chemins de fer Paris - Orléans va acheter le terrain de l'ancienne Cour des comptes (ou Palais d'Orsay) pour y construire sa gare parisienne. Le projet architectural de la gare doit s'intégrer parfaitement à son environnement prestigieux : Le Louvre et le Jardin des Tuileries. La contrainte du délai d'exécution fixe la réalisation sur un délais de 2 ans. Le nouvel édifice doit être prêt pour l'ouverture de l'Exposition Universelle de 1900 de Paris. On sélection l'architecte Victor LALOUX pour sa maîtrise de la charpente métallique . Elle est réalisée en 2 ans. La gare et l'hôtel sont terminés le 14 juillet 1900 pour l'ouverture de l'Exposition Universelle. Le grand Hall mesure 138 mètres de long et 40 mètres de large avec une hauteur de 32 mètres. La structure de la charpente métallique de cette nouvelle gare est une prouesse technique comme la Tour Eiffel. Elle doit montrer aux visiteurs le savoir-faire de l'industrie française. La Gare d'Orsay s'inscrit dans l'architecture du quartier. Son activité ferroviaire est importante jusqu'en 1939. L'arrivée de l'électricité condamne cette gare. Son bâtiment se dégrade lentement, ..... En 1973, on classe l'ensemble architectural à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Une décision politique permet la création du Musée d'Orsay sur le site de l'ancienne gare. Des importants travaux sont entrepris pour abriter des importantes collections françaises. Le 9 décembre 1986, ouverture au public du Musée d'Orsay. La surface de 57.400 m² permet de mettre à la disposition du public 80 salles ou galeries spécialisées. En 2008, + 3 millions de visiteurs sont venus contempler les expos.

Le président Français, Georges Pompidou voulait créer un centre culturel axé sur la création contemporaine au sens large. Son idée était de doter Paris d'un grand centre d'art moderne pour compléter la chronologie artistique du musée du Louvre. Il est choisi le 4e arrondissement de Paris entre le quartier du Marais et les Halles. Les architectes sont Renzo Pianio, Richard Rogers et Gianfranco Franchini. Le pari des architectes est de doter Paris d'un lieu contemporain afin de marquer les esprits. L'art contemporain est ainsi plébiscité et ce lieu est chargé de la promouvoir. Le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, appelé Centre Georges Pompidou ou Centre Beaubourg est ouvert au public depuis 1977. Aujourd'hui, ce Centre est devenu l'un des 2 plus importants centres d'art contemporain au monde avec le Museum Of Modern Art de New York. Au niveau de sa fréquentation, il accueille environ + 6 millions de visiteurs par an.

Le Musée Picasso est situé dans l'Hôtel Salé dans le quartier du Marais à Paris. Il a été bâti en 1656 pour Pierre Aubert de Fontenay, fermier des gabelles. Cet hôtel a connu plusieurs fonctions avant de devenir l'Ecole centrale des Arts et Manufactures, puis après l'atelier du bronzier Henri Vian. En 1968, il est classé monument historique. A la mort du peintre Pablo PICASSO en 1973, l'état français a reçu en paiement des droits de succession des œuvres majeures du peintre. En 1990, après la mort de la veuve du célèbre peintre, des oeuvres supplémentaires sont venues compléter la collection du musée. Elle comprend + 250 peintures, 160 sculptures, 1500 dessins, la totalité de l'oeuvre gravée, des céramiques mais aussi sa collection personnelle avec des œuvres d'art africain et océanien, œuvres de peintres célèbres comme Cézanne, Matisse, Renoir, Braque, Miro ...et plus de 100 000 pièces d'archives (lettres, photos etc...). La décision politique est d'ouvrir le Musée Pablo Picasso dans l'Hôtel Salé. En 1985, le musée ouvre ses portes. Actuellement, le Musée a dépensé 18 millions € pour réaliser des gros travaux afin d'arrêter le développement du salpêtre. L'humidité est l'ennemi de la conservation des œuvres d'art.

Le Musée du Quai Branly est le musée le plus récent de Paris. Il abrite 300.000 oeuvres des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. Il a ouvert au public le 23 juin 2006. Le Musée du Quai Branly ou le Musée des Arts et Civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques ou le Musée des Arts Premiers est l'une des constructions publiques françaises les plus récentes. Le coût de la construction a dépassé les 200 millions €, l'architecte de ce bâtiment d'une superficie de 40.600 m² a été Jean NOUVEL. Le pari architectural a été de faire cohabiter à proximité de la Tour Eiffel, le monument le plus visité de France, et de la Seine, une construction moderne qui inscrit la France dans la modernité comme la Tour Eiffel à son époque.
Pour la petite histoire, le fonds de réserve du nouveau musée a été puisé dans les réserves au musée de l'Homme du Trocadéro et du musée des Arts africains et d'Océaniens. Des achats ont été effectués pour compléter la présence de l'Art africain. Par exemple, un masque Fang a été acquis pour la modique somme de 4 millions € !!! et des tableaux de valeur inestimable ont été échangés contre des masques africains. Aujourd'hui, les différentes salles exposent au total environ 3.500 objets dans le musée sur un fonds de réserve de + 300.000 pièces. Une politique d'acquisition permet de compléter les différentes collections comme celui sur l'arctique. Le musée du quai Branly possède une très importante collection de plusieurs milliers d'objets provenant du district d'Ammassalik, au sud-est du Groënland et provenant des missions françaises des années 1934-35 menées par Paul-Emile Victor et Robert Gessain.
Depuis son ouverture, sa fréquentation augmente régulièrement. En 2008, il a été accueilli environ 1.400.000 visiteurs pour les différentes expositions. En 2015, le chiffre s'établit à 1,3 million de visiteurs. Depuis son ouverture en 2006, environ 14 millions de personnes sont venues découvrir les différentes richesses culturelles de l'Afrique de l'Océanie et de l'Amérique. Le Musée du Quai Branly a fêté ses 10 ans au cours d'un we au mois de juin 2016 avec une fréquentation record de 34.586 visiteurs.

En 1974, il a été décidé au Ministère de la Culture de modifier les pratiques budgétaires de la gestion des grands musées français. Avec l'ouverture du Centre Beaubourg, il est demandé à son directeur de faire le complément budgétaire annuel. Ainsi, il doit développer des expositions temporaires, la vente des produits culturels dérivés et le sponsoring afin de trouver les fonds nécessaires au fonctionnement de cet établissement.
Le temps nécessaire à la préparation d'une exposition demande en général environ 2 ans.
Le climat d'insécurité à Paris a impacté la fréquentation touristique étrangères des musées parisiens comme Le Louvre, le Musée d'Orsay sur la période 2015 - 2016. On évalue cette baisse à environ 15 % de visiteurs. Cette baisse occasionne une baisse significative des recettes. Cependant, les deux expositions phares parisiennes ont permis au Centre Beaubourg d'attirer les français dans son musée en 2016.
A partir de 2017, les grandes expositions temporaires organisées dans les principaux musées de la capitale ont permis d'inverser la tendance baissière pour retrouver les niveaux de la fréquentation de 2014. L'exposition " Vermeer et les Maîtres de la peinture de genre" du Louvre a été un vrai succès.
En 2016, l'expo "René Magritte, la trahison des images" qui s'est tenue jusqu'au 23 janvier 2017 au Centre Beaubourg a aussi attiré les foules.
Le développement touristique de la France
En 2015, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius lançait une opération gouvernementale vers les régions:
Extrait du discours
"La France est en matière touristique un peu comme un élève surdoué qui ne donne pas encore sa pleine mesure, les contrats de destination doivent faire sortir un peu de Paris, les millions de visiteurs internationaux qui viennent chaque année en France mais qui se focalisent sur la capitale et deux ou trois régions... Les touristes viennent chez nous, mais ne restent pas assez longtemps, donc ne dépensent pas suffisamment ... La France est riche de sa diversité. Encore faut-il faire connaître ces destinations, les promouvoir efficacement, les rendre accessibles auprès des touristes français et étrangers ..."
Ainsi, la Culture devient un élément producteur de richesse économique sur chaque territoire. La mise en valeur de son patrimoine culturel est l'une des clés pour attirer les touristes français, mais aussi étrangers. Si l'offre culturelle est bien ciblée sur une identité territoriale, cela peut entrainer le développement touristique du territoire. Cette afflue permet une augmentation des nuitées hôtelières et de la restauration. Il y a une dynamique de création de richesse économique à partir d'une dynamique culturelle.
Cette nouvelle approche a conduit plusieurs métropoles à développer des projets ambitieux pour atteindre cet objectif comme Lens, Metz, Marseille, Lyon, Bordeaux, ...
Le Musée du Louvre à Lens a été ouvert au public le 12 décembre 2012. L'architecutre du projet a été confié en 2005 à l'agence japonaise Sanaa. Elle a privilégié une structure basse, facilement accessible, qui s'intègre harmonieusement au site Sa surface est d'environ 28 000 m², l'ensemble constitué de cinq corps de bâtiments de verre et de métal est construit dans un environnement naturel de 20 hectares. Au niveau des coûts, le montant avancé est d'environ 150 millions €. En 2013, il est attendu 750.000 visiteurs puis 500.000 en année normale.
La réalité des chiffres, en 2013, il est venu + 800.000 visiteurs depuis chaque année la fréquentation baisse. En 2016, la fréquentation se situait vers 450.000 visiteurs ce qui pose le problème de la rentabilité d'une infrastructure culturelle en dehors du périmètre des grandes villes. La ville de Lens a une population d'environ 30.000 habitants. La fréquentation de ce musée est boostée par la gratuité de la Galerie du Temps. Au niveau de la scénographie, la présentation de la Galerie du Temps est révolutionnaire. Elle permet sur une superficie assez réduite de proposer aux visiteurs une compréhension du déroulement de l'Humanité.Le succès populaire est venu confirmer la pertinence de cette approche innovatrice. Par contre, il est observé que les expositions temporaires payantes sont nettement moins fréquentées. Le choix du thème conditionne le niveau de sa fréquentation régionale.
Au niveau national et international, les infrastructures hôtelières doivent répondent aux attentes des clientèles ciblées. Par exemple, le touriste japonais veut disposer d'un hôtel haut de gamme.Dans l'exemple de Lens, il n'y a pas d'hôtel de ce standing sur place.
En 2003 est lancé le partenariat entre l'Etat français et la ville de Metz pour l'ouverture d'un nouveau musée en province. Il est inauguré en 2010, le Centre Pompidou Metz. Son architecture est innovante, sa surface d'exposition est de 5.000 m². Au niveau de sa fréquentation, l'année de son ouverture au public, il est atteint le chiffre de + 800.000 visiteurs, puis sa fréquentation baisse fortement. Sur la période 2013 - 2017, on est sur une fréquentation moyenne d'environ 330.000 visiteurs. Cependant, en 2017, il y a une hausse significative.
Actuellement, au niveau financier pour la collectivité, ce projet culturel n'est pas viable. L'ouverture du Centre Pompidou de Metz avait créé des grandes espérances.Aujourd’hui, ce modèle économique est déficitaire ce qui conduit à augmenter les impôts locaux des habitants pour faire face à cette charge.
A Lyon, le fameux Musée des Confluences a coûté + 360 millions € aux lyonnais pour un budget prévisionnel de ...... 65 millions €. Pour la petite histoire, ce projet était autofinancé par la vente de 15 % d'actions dans la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) que détenait le département. Cette vente s'est réalisée pour environ 50 millions €. Une estimation récente aurait valorisé ces actions à + 500 millions €. Par contre, on estime le dépassement du budget prévisionnel à environ 500 %, un record en France. Le Musée des Confluences a été transféré à la Métropole du Grand Lyon. On évalue la charge annuelle de fonctionnement à 15 millions €.
Le projet a été lancé en 2001 par le Président du Conseil Générale du Rhône, M. Michel Mercier. Le cabinet autrichien d'architecture Coop Himmelb a été retenu. Il est l'un des spécialistes de l'architecture déconstructive. Les architectes Wolf D. Prix, Helmut Swiczinsky et Michael Holzer sont connus pour dessiner une architecture de fluidité qui dégage un certain dynamisme des bâtiments. Au niveau du bâtiment, il mesure 190 mètres de long et 90 mètres de largeur. Sa hauteur est de 41 mètres et sa surface de 27.000 m². On remarque une verrière avec un cône inversé vers l'intérieur. On l'appelle l'espace Cristal. Sa hauteur est d'environ 33 m. La structure de cet espace de 1.900 m² est en charpente métallique.


Au niveau géographique, l'emplacement choisi pour ce nouveau bâtiment emblématique a été la pointe Sud de la presqu'île de Lyon. Le nouveau quartier Confluence doit marquer le renouveau architectural de la Ville. La pointe Sud de la presqu'île est le lieu de rencontre du Rhône et de la Saône. Le lieu de cette implantation permet une visibilité extraordinaire. Il est situé entre l'ex-autoroute A7 qui traverse Lyon le long des berges du Rhône et le Rhône.

Au niveau de son accessibilité, c'est compliqué. L'entrée du Musée est située à proximité d'un des principaux carrefours à Lyon. Il a été construit le nouveau pont Raymond Barre réservé aux piétons, aux vélos et au tram. En 2018, on parle de la nécessité de réaliser un parking de stationnement pour les véhicules !!!
Il est étonnant pour un musée d'avoir une surface totale d'exposition d'environ 30 % sur une surface totale de 27.000 m² !!!
Le musée des Confluences a ouvert au public le 19 décembre 2014. Au niveau des expositions permanentes, la thématiques développée se présente à travers la salle 21 "Origines, les récits du monde", la salle 22 "Espèces, la maille du vivant", la salle 23 "Sociétés, le théâtre des hommes" et la salle 24 "Eternités, vision de l'au-delà". Le fonds de la collection provient de l'ancien Musée Guimet et du Muséum d'Histoire naturelle de Lyon (Dons d' Emile Guimet, Jérôme Jean Pestalozzi, Pierre Adamoli, Louis Lortet, Pauline Jaricot, Raymond Giordano, Georges Coutagne). Ces passionnés ont réuni un trésor inestimable à Lyon. Depuis des achats et des dons ont permis de compléter cette formidable collection. Aujourd'hui, elle réunit + 2 millions d'objets.
Au niveau muséologique, le parti pris de la direction du musée est de proposer une réflexion sur la grande histoire de l'Univers depuis son origine jusqu’à nos jours. Ainsi, il a été sélectionné + 3.000 objets pour représenter un élément indispensable à la compréhension et à la réflexion sur l'Histoire de l'Univers et l'évolution des espèces sur la terre.
Au niveau de sa fréquentation, Mme Hélène Lafont-Couturier, directrice du musée précise " Nous avons observé pour chacune des institutions qui ont ouvert avant nous, qu’il s’agisse du MuCEM, du Louvre Lens ou encore de Pompidou Metz, qu’il y a un décrochage la deuxième année de l’ordre de 30 à 40 %. Ce que l’on observe pour nous, c’est un décrochage beaucoup moins fort que les autres, avec de janvier à avril un décrochage entre 21 et 24 %, à partir du mois d’avril -17 %, en juin on est à +3 % par rapport à l’année précédente et ce décrochage est de -6 % en juillet de -11 % au mois d’août. Le décrochage est donc très faible par rapport à l’année d’ouverture. C’est un signe très positif et qui est plutôt rare parmi les musées qui ont ouvert.3
Depuis son ouverture en décembre 2014, le musée a attiré + 2 millions de visiteurs dont 723.000 en 2017.
Au niveau financier, la Métropole de Lyon va subventionner le Musée des Confluences avec un apport financier de 13,9 millions en 2018, 14,4 millions en 2019 et 14,4 millions en 2020. Il est demandé à la direction de l'établissement de s'engager vers le mécenat, le développement des recettes et réduire le coût de fonctionnement du musée.
A Marseille, le Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée appelé MUCEM est ouvert depuis 2013, l'année où Marseille était la capitale européenne de la culture. Le site est composé du MUCEM de la Villa de la Méditerranée et du Fort Saint Jean. Il est situé à proximité de la cathédrale La Major et du quai de la Tourette et de l'embouchure du Vieux Port.
Le bâtiment du Mucem a été dessiné par les architectes Rudy Ricciotti et Roland Carta. Il est conçu comme un cube de 15.000 m² où l'esthétique a guidé la recherche et la mise au point d'un nouveau matériaux. Ce béton allégé & renforcé a permis la réalisation de la pénétration de la lumière au sein du bâtiment.
Au niveau du financement, le coût du projet initial était de 88 millions €. Le montant réel a dépassé les 165 millions €. L'Etat a participé à hauteur de 65 % du coût global. Cependant, l'investissement global du territoire a été + 1 milliard €. Une étude récente sur l'impact du Mucem sur l’attractivité de Marseille a permis de cerner les apports suivants: amélioration de la perception de l'image de la ville, une destination culturelle majeure du Sud de la France.


Au niveau des collections du Mucem, Le ministère de la Culture et de la Communication a transféré les collections de l'ancien Musée National des Arts et Traditions Populaires (MNATP) vers ce nouveau musée avec un complément du département Europe du Musée de l'Homme, .... Au total, le fonds représente + 340.000 objets.


Au niveau économique, l'affluence des visiteurs s'est stabilisée vers 1,4 million. En 2015, 700.000 visiteurs étaient des personnes hors de la région marseillaise. On évalue la recette culturelle annuelle à 130 millions € à travers la consommation d'hôtellerie et de restauration. Au niveau de l'emploi,+800 salariés œuvrent dans le département à répondre à la demande de la clientèle. On chiffre à 15 millions € les dépenses annuelles de fonctionnement du Mucem.
Les expositions phares autour de Picasso attirent un public français et international. En 2018, l'expo temporaire " Voyages imaginaires: Picasso et les ballets russes, entre Italie et Espagne" se tient jusqu'au 24 juin 2018.
Parfois, l'Histoire d'une ville conduit à mettre en lumière dans un musée une épopée locale. L'exemple de ce type est le Musée de la Cité de l'Automobile de Mulhouse. Les Frères Hans & Fritz Schlumpf ont fait fortune dans le textile. A partir des années 60, Fritz se passionne pour l'Automobile, en particulier, la voiture rare et d'exception. A cette époque, il constate qu'il y a peu de collectionneur intéressé par ce type de véhicule. Ainsi, il va mandater un réseau de professionnel pour acquérir les voitures d'exception.Il va privilégier les constructeurs comme Bugatti, De Dion Bouton, Panhard & Levassor, Gordini, Ferrari, Mercedes Daimler, Peugeot, Hispano Suiza, ... au final, sa collection privée va compter 560 véhicules historiques. A cette époque, les voitures de collection ne se vendaient pas chers.
Au 1er choc pétrolier, le textile est touché. Les cours s'effondrent, l'empire des Frères Schlumpf doit procéder à plusieurs vagues de licenciement économique. En 1976, la faillite est déclarée. Pour éviter la vente aux enchères de cette collection historique, l'Etat acquière la totalité de la collection pour environ 6.5 millions €. 422 véhicules sont classés monuments historiques.
Jean Panhard va mobiliser les collectivités territoriales (ville de Mulhouse, département du Haut Rhin, Région Alsace, ... et l'Automobile Club de France) pour créer l'Association du Musée National de l'Automobile. En 1981, l'Etat vend la totalité de la collection pour 7 millions € à cette Association. Aujourd'hui, le Musée présente la plus importante collection de Bugatti au monde mais aussi une présentation de l'évolution technologique et esthétique à travers environ 100 marques.




A Bordeaux, le 1er juin 2016, la Cité des Civilisations du Vin a été inaugurée par le Président de la République Française. Ce nouvel espace dédié aux vins doit permettre aux visiteurs du monde entier de découvrir l'univers du vin à travers plusieurs lieux aménagés dans ce bâtiment. L'approche contemporaine de la vie d'un lieu de culture a permis d'élaborer un projet novateur. La présentation dynamique des vins du monde entier est l'axe fondateur de cette Cité. Le projet initial était évalué à 76 millions €, en réalité il a été d'environ 100 millions €. Sa superficie est de 13.350 m² répartie sur plusieurs étages. Au niveau de la fréquentation annuelle, on est sur une affluence d'environ 400.000 visiteurs.



En Bourgogne, il y a une approche très intéressante de la Culture avec le projet de construction du Château de Guédelon du XIIIe siècle et le Muséo Parc d'Alésia sur la période gallo-romaine.
Le projet de construction du château de Guedelon s'est constitué dès l'origine en respectant l'Histoire de France. La période historique retenue est le XIIIe siècle où le roi de France Philippe Auguste va conquérir des nouvelles terres pour agrandir le royaume de France. Il décide de protéger ses nouvelles possessions par un vaste réseau de châteaux forts. Ainsi, l'Histoire associera le nom de Philippe Auguste à un roi bâtisseur. Concrètement, il va "donner des terres" à des petits seigneurs avec l'obligation de les défendre. Chaque seigneur va lever des taxes pour bâtir son château fort. A cette époque, la construction d'un château fort durait entre 10 et 15 ans. L'architecture militaire employée lors de la construction est codifiée par le roi de France.
Ce chantier expérimental est le seul au monde à employer les techniques de construction du Moyen Age. Souvent, les gestes, les outils, .... ont disparu. Il faut rechercher à l'aide des chercheurs, des compagnons, .... du monde entier les moyens de les reproduire le plus fidèlement possible.
Le MuséoParc d'Alésia explique de manière pédagogique la conquête de la Gaulle par les romains mais aussi la présentation de la civilisation romaine et gauloise sur le site historique de la bataille décisive à Alésia.Enfin, il y a la présentation de la campagne de César vers la conquête de la Gaulle et l'unification des tributs gauloises sous le commandement de Vercingétorix.
Il y a un rappel historique de la bataille de César sur le plateau de Gergovie en Auvergne où la stratégie militaire utilisée par les gaulois a permis de mettre en déroute les romains. Le siège d'Alésia est illustré par plusieurs plans établis aux moments cruxiaux des stratégies militaires romaines et gauloises. On est impressionné devant les chiffres ... environ 100.000 soldats romains et 100.000 soldats gaulois. La cavalerie gauloise est impressionnante.
Antonio MENDES DA PAULA
TFI a lancé le 2e Concours "du plus beau marché de France" avec le concours de la presse régionale. Cette opération a été ouverte lors du JT de 13h.
Chaque région a présélectionné une liste de marchés. La presse régionale est chargée de communiquer sur chaque marché sélectionné pour permettre le vote par internet jusqu'au 9 avril 2019. Après cette date, les internautes ont désigné pour chaque région leur marché le plus beau. La deuxième étape consiste à désigner lors d'une finale à partir de 12 avril, le Marché le plus beau de France. Le résultat est annoncée dans la semaine du 10 juin 2019.
La 1ère édition de 2018, la deuxième étape s'était terminée le vendredi 4 mai 2018. Il fallait se positionner au niveau national sur les 25 marchés sélectionnés en France. Le résultat la semaine 19. Au niveau des votes, + 3 millions de personnes avaient voté.
Voici le classement du public du plus beau marché de France 2018:
1. Sanary-sur-Mer
2. Royan
3. Saint-Pierre de la Réunion
4. Uzès
5. Arras
6. Châtillon-sur-Chalaronne
7. Issigeac
8. Dieppe
9. Le Puy-en-Velay
10. Vannes
11. Brive-la-Gaillarde
12. Toucy
13. Troyes
14. Nancy
15. Belfort
16. L'Île-Rousse
17. Cahors
18. Colmar
19. Saint-Valery-sur-Somme
20. Saint-Lô
21. Amboise
22. Versailles
23. Cayenne
24. Nantes
25. Orléans
A+
Le Rallye de Monte Carlo a évolué depuis 1911. Les grands noms du championnat du monde WRC viennent courir cette compétition au cours du mois de janvier. Les champions du monde comme Sébastien Loeb et Sébastien Ogier ont marqué de leur empreinte cette compétition internationale.
L'édition 2018 part de la ville de Gap dans les Hautes Alpes. Cette année, la neige est tombée en abondance sur les Alpes avec un léger redoux vers la fin du mois de janvier.
L'Automobile Club de Monaco est l'initiateur de cette course. Au début de l'aventure, la course d'endurance avait lieu entre Paris et Monaco. Aujourd’hui, la course a lieu en fonction de la ville départ, soit en Ardèche et en Drôme si la course part de Valence, soit en Hautes Alpes, les Alpes de Haute Provence, . si la course par de Gap. On évalue les retombées économiques de la ville de départ à environ 2 millions €.
Les constructeurs et les pilotes des principales catégories des championnats sont présents pour essayer de remporter cette course mythique qui est connue dans le monde entier.

Les différentes épreuves de ce rallye éprouvent les pilotes et les voitures sur les routes sinueuses souvent verglacées. Ainsi, il est important de faire des reconnaissances pour préparer chaque étape.

Le public est très nombreux à suivre dans le froid et parfois dans la nuit, les performances des pilotes.



En 1998, l'Automobile Club de Monaco crée le Rallye Monte Carlo Historique pour répondre à la demande des passionnés de l'Automobile. Chaque année, cette course de voitures anciennes de sport automobile attire de plus en plus de candidats.
Antonio MENDES DA PAULA
Située tout à l’ouest de la plus grande ile de l’arc caraïbe, il y a de très fortes chances que votre séjour à Cuba ne débute ou ne s’achève à La Havane. Aucun superlatif ne s’applique vraiment à cette belle capitale de 2 millions et demi d’habitant sur les onze millions que compte Cuba. La perle des Caraïbes ou le Paris des grandes Antilles est un pari sur l’avenir en passe d’être perdu ou .... gagné.
Née sous les meilleurs auspices, l’actuelle capitale de Cuba a été bâtie à l’origine de manière cossue, dans le seul but de mettre l’or des Amériques espagnoles à l’abri des convoitises. Qu’il s’agisse de l’or des Incas comme celui des Aztèques. En effet ses murailles et ses forts ne font que renforcer les défenses d’une baie quasi indécelable. Une baie qu’une lourde chaine tendue chaque soir, barrait le goulet d’entrée et la protégeait des incursions ennemies. L’or transporté par galions depuis Carthagène en Colombie – l’or des Incas- ou depuis Veracruz au Mexique – l’or des aztèques, convergeaient vers ce coffre-fort avant qu’il emprunte d’autres galions pour voguer de conserve vers la « madre patria » - la mère patrie comme on désigne affectueusement l’Espagne à Cuba. Les magnifiques édifices que l’on peut admirer dans la vielle Havane (Habana vieja) datent de cette époque. Ils en font l’ensemble architectural colonial espagnol le plus vaste et le plus homogène au monde. Le but d’un voyage à lui seul.
Avant de détailler la visite de l’envoûtante vieille Havane, soulignons que le quartier historique n’est que l’un des 5 dont nous recommanderons ici la visite. Les quatre autres sont Habana Centro, Vedado, Miramar et l’outre Baie (Casablanca et Regla). Notre ligne de conduite sera le Malecon, ce trait qui souligne la beauté de tous les quartiers de La Havane et qui pourrait en être la signature.
CENTRO
La visite de Habana Centro, injustement ignoré, peut facilement s’effectuer à pied depuis le Parque Central. Le parc central est considéré comme l’un des deux centres névralgiques de cette capitale. Parcourir Habana Centro c’est prendre un bain de foule et de magnifiques photos sur fond d’immeubles dégradés construits au début du siècle dernier. Mais quelles photos et quel bonheur de pouvoir se mêler à cette foule pauvre et bon enfant. Une joie de vivre communicative qui relativise nos propres maux. Dès votre arrivée demander à votre hôte de vous expliquer comment se déplacer dans l’une de ces vieilles voitures américaines qui quadrillent la ville pour un petit billet de 10 pesos cubains (ou 50 centimes de CUC) par personne.

Essayons d’effectuer ce parcours à pied en enchaînant les 4 musts de Centro : le Boulevard, c’est le mot français qui désigne les rues commerçantes piétonnes de chaque ville cubaine ! A La Havane, le boulevard c’est la calle San Rafael. Elle commence entre le Grand Théâtre Alicia Alonzo et l’hôtel Inglaterra pour se terminer rue Italia que les cubains appellent plus volontiers Galiano. Galiano est un autre must avec son théâtre en style Art Déco de las Americas (avec un S final). A Cuba plus qu’ailleurs, dans le monde, on met un point d’honneur à relativiser l’hégémonique « Amérique » et rappeler la grandeur des Amériques. Profiter de cette ballade pour acheter un billet d’entrée à l’une des 3 salles de spectacles qui vous feront revenir à Centro le soir. Pour un opéra, un concert, un ballet au Grand Théâtre. Un excellent spectacle de flamenco ou de boléro dans une salle confidentielle logée dans les sous-sols du Grand Théâtre. Mais entrée se situe sur le boulevard. Pour de la musique cubaine contemporaine ou de la salsa au théâtre de las Americas de Galiano.
Un petit effort pour gagner à pied le 418 Concordia au niveau de Gervasio vous serez au pied du Paladar Guarida (voir Paladar dans notre premier article sur Cuba) le restaurant privé le plus renommé de La Havane depuis qu’y fut tourné le fameux film « Fraise et Chocolat ».Attention, les prix pratiqués sont assez élevés.

D’autres établissement très tendance ont ouvert leurs portes depuis, dont « Fresa y chocolate » justement, et un autre monté par Mathieu le français cubanisé qui avait ouvert avec un succès international, le restaurant Sia Kara derrière le Capitole, s’apprête à récidiver ici. Selon la rumeur locale c’est ce coin de Centro qui devrait devenir le vrai centre de la movida havanaise ... Notre troisième must. Tenez-nous informés.
Le quatrième must vous oblige à pousser en bici-taxi (vélo taxi) si vous êtes fatigués. Négocier le prix. Jusqu’à calle Hospital 2 CUC de bici ou 10-15 mn à pied suffisent. Là dans ce haut lieu de la religion yoruba omni présente à Cuba, vous trouverez une étrange frénésie artistique et ce qu’on appellerait en occident un quartier alternatif et solidaire avec ses étranges fresques murales, son mobilier urbain bricolé et les cages des gallinacées vouées aux sacrifices. Attention à vos poches et considérez avec un égal frisson, les prix prohibitifs des boissons et des bondieuseries ... Beaucoup plus abordable et sans artifices, aller à 2 pas vers la calle San Francisco au marché couvert, authentique et convivial où abondent de vrais fruits et légumes bio. De là, regagner le Parque Central. Les courageux emprunteront à pied le Malecon puis le Prado, les autres se positionneront au bord de San Lazaro et crieront Capitolio aux chauffeurs des belles américaines. Il n’est pas nécessaire de parler davantage surtout pour demander le prix. Comme les habitués vous vous contenterez de laisser au chauffeur un billet de 10 pesos cubains (et surtout pas 10 CUC) lorsque vous arriverez à destination.
VEDADO
Vedado signifie interdit. Il était en effet interdit au début du 19 e siècle de bâtir sur cette colline couverte de végétation. Comme il était interdit de dégrader la palmeraie de Marrakech pour y construire hôtels particuliers ou hôtels de tourisme ! Mais comme à Marrakech ces bonnes résolutions n’ont pas su résister aux pressions des lobbys du bâtiment.
Pour visiter Vedado depuis le Parque Central nous vous suggérons de solliciter un de ces chauffeurs de belles américaines en vous plaçant devant l’hôtel Telegrafo, en criant « Copélia ».

Pour un billet de 10 pesos cubains par personne vous traverserez Centro et grimperez la colline afin de gagner l’autre centre névralgique de La Havane. Il s’agit de l’intersection de la calle L avec la calle 23 qui bien sûr est connue sous un autre nom : la Rampa. Arrivé à ce point remarquable, la ville offre un autre visage. L’urbanisation des lieux s’est effectuée en damiers et elle laisse une large place aux parcs et jardins ainsi qu’aux somptueux hôtels particuliers noyés dans la végétation. Quand on est devenu accro de cette ville, comme le signataire de cette chronique c’est là dans le Vedado que l’on préfère poser ses valises et laisser les visiteurs novices suer dans les rues étouffantes ou dans une de ces chambres d’hôtes souvent sans ouvertures de Habana Vieja.
Que voir dans le Vedado ? Puisque vous êtes devant Copélia « le temple de la glace » allez donc y consommer une crème glacée. Rien à voir cependant avec Bertillon ou la place Navone à Rome, l’expérience vaut surtout pour les contacts avec les cubain(e)s. Remontez la calle 23 pour rêver devant la magnifique architecture des demeures de la calle G autrement appelée l’avenue des Présidents. Il s’agit des présidents qui ont marqué les Amériques. Beaucoup de statues, de bancs au milieu des arbres et des fleurs ainsi que beaucoup d’édifices somptueux.
Si vous souhaitez renouveler ce type de promenade bucolique, dirigez-vous vers le Paseo. Il est situé à l’ouest de là pour parcourir, parallèle aux calles A et 2 et perpendiculaire à la calle 23, la distance de 7 blocs. Entre ces deux axes vous pourrez apprécier l’atmosphère raffinée d’une de ces somptueuses demeures autrefois habitées par de riches familles coloniales ou US. C’est maintenant le musée des arts décoratifs.

Pour ceux qui maitrisent un peu l’espagnol, signalons que le Vedado est le quartier des cinémas comme le Yara ou le Chaplin. Lors de la semaine du film francophone qui connait un très grand succès, les films sont bien sûr diffusés dans la langue de cette chronique. Vedado, particulièrement sur l’avenue appelée Línea. C’est le lieu où se concentrent les théâtres souvent d’avant-garde. Le Bertolt Brecht qui s’est illustré au milieu de 2015 lorsque pour des raisons obscures qui se sont éclaircies peu après a été montée une comédie musicale de Broadway. C’est par la culture que s’est amorcé le rapprochement entre les Etats Unis d’Obama et Cuba de Raul Castro. Programmation intéressante également dans les salles du Mella, Trianon, Raquel Revuelta, la Casona ainsi que Hubert de Blanck, Guiñol et El Sotano. Donc autant d’occasions pour revenir dans ce quartier la nuit.
Si tel est le cas revenez à Vedado pour voir et être vu sur la Rampa entre le sélect hôtel Habana Libre et le Malecon. Cette portion de la calle 23 est de nuit le segment le plus étrange et le plus extravagant de La Havane. Nous ne vous en disons pas plus pour que la surprise soit totale. Vous pouvez terminer en prenant un verre face à l’océan, au bar ou dans les jardins du monumental et luxueux hôtel Nacional. Il se termine par une cascade face au Malecon.

MIRAMAR
Miramar c’est le quartier résidentiel ! L’aire où se trouvent les ambassades, les sièges des compagnies aériennes, les résidences et les centres commerciaux exclusifs. Des bougainvilliers à profusion, des palmiers bien sûr, dont le fameux palmier royal qui est l’emblème de Cuba, des parcs et des jardins. Trop vaste pour parcourir Miramar à pied. Négocier avec un chauffeur de taxi jaune le trajet dans Miramar qui vous permettra d’en voir la quintessence : la « quinta » (la 5e avenue) siège de l’Ambassade et du Consulat de France. Tout n’y étant que le luxe, calme et volupté nous ne vous donnerons aucun autre conseil. Si ce n’est d’aller dîner ou déjeuner au Cocinero près du centre de Arte cubano Calle . Calle 26, Vedado | entre Calle 11 et 13 Tél:+53 7 8322355 (Réserver avant c’est le lieu à la mode).
Le site est une ancienne fabrique d huile d'olive transformée en restaurant. Il faut monter l'escalier situé dans la cheminé pour accéder au salon ou à la terrasse.


Au niveau des tarifs, la bouteille d'eau est facturée 3$. Les prix sont assez élevés pour Cuba. Au niveau de la qualité des plats, il y a quelques belles réalisations mais en général c'est une cuisine simple avec des bons produits.

ULTRA BAYA
Même si peu de guides ne donne de détails, nous ne saurions trop vous recommander une visite de deux sites (Régla et Casablanca) de l’autre côté de la Baie de La Havane. Pour cela rendez vous dans le port à l’embarcadère des vedettes (demander où sont les lanchas ?). Il est à l’intersection de la calle Oficios avec celle du Puerto. Pour les cubains c’est la croisière le meilleur marché du monde. Il vous en coûtera 1 centime de peso cubain (l’aller seulement).

Quinze à 20 minutes après vous posez le pied face à l’église Nuestra Señora de Régla qui est un lieu de dévotion yoruba moins frénétique et moins extravagant que le callejon de Hamel dans Centro et aussi moins commercial. Sur fond de raffineries ou de cimenteries appelées à être démolies après le transfert des activités dans le port de Mariel toute cette partie de la baie est promise à un très grand avenir. Mais ces perspectives ne troublent ni la piété des visiteurs, ni la statue de la vierge noire si vénérée à Cuba. Très peu de touristes mais beaucoup de fleurs, de béquilles, jouets d’enfants et de colifichets. Pour goûter l’atmosphère de la province cubaine parcourez la rue principale de Régla et de là grimper sur le Mont Lénine pour embrasser la vue de tout le port industriel.

De l’autre côté de la baie mais accessible par une autre lancha (ferry) : Casa blanca. C’est un petit village d’où part l’« electrico » ou le « Denshley » premier chemin de fer électrique d’Amérique latine peut vous emmener pour une pincée de pesos jusque à Matanzas.



Vous pourrez vous contenter de grimper les marches pour vous rendre jusqu’au pied de la statue du Christ roi surtout pour photographier un panorama sans égal sur La Havane.

A 15 mn à pied de la statue visiter les fortifications de San Carlos de la Cabaña, le terrain d’exercices militaires près duquel Che Guevara avait installé son bureau. A mi-chemin encouragez les efforts d’une communauté écolo alternative et prenez un jus de fruit naturel sur des sièges en rondins de bois sous l’ombre des futaies et les yeux fixés sur Habana Vieja. Chaque soir le traditionnel tir de canon continue de se faire entendre dans tout le centre historique de la vieille ville à 21 :00 précises. Cela donne lieu à une vibrante cérémonie à l’intérieur de la forteresse en uniformes du 18 e siècle. Elle commémore l’heure à laquelle les portails des murailles étaient clos et le moment où était tirée la lourde chaîne qui interdisait l’entrée des navires dans la baie.
http://www.paseosporlahabana.com/la-ceremonia-del-canonazo-la-habana-vieja-la-habana-cuba/
HABANA VIEJA Le Centre historique
Votre retour de Casa blanca en lancha vous permettra d’aborder le casco historico par le Muelle Luz. A signaler quatre points intéressants près du débarcadère :
1° Le musée du rhum Havana Club gratuit avec dégustation (payante) dans un bar qui date de l’âge d’or de La Havane.
2° Le musée du cigare logé dans le patio arboré d’une construction baroque proche du palais du marquis de Arcos.
3° Le marché artisanal le plus vaste de Cuba où vous devriez malgré la pauvreté de l’artisanat local, trouver quelques souvenirs à rapporter. C’est un grand hangar longtemps abandonné où maintenant règne une atmosphère bon enfant. Juste à côté l’ancien hangar où étaient entreposés tabacs et bois précieux qui a repris vie lui aussi sous la forme d’un restaurant. S’installer à l’extérieur à une table à l’ombre face à la baie.
4° Le musée de l’automobile. Dans un autre hangar. Sur la droite quand on est face au hangar du marché artisanal. Demander aux vendeurs la confirmation de l’accès à ce musée très mal signalé malgré sa richesse.


5° Le paseo de Paula sur l’avenue de Paula. Historiquement la première promenade des élégances à La Havane.

Avant de vous enfoncer plus profondément repérer sur un plan les 6 places que vous vous efforcerez de relier pour mieux vous imprégner de la vie du peuple cubain (surtout dans les aires en attente de restauration) et de la richesse de l’architecture.
Quatre places dans le quartier restauré :
La Plaza de la Catedral ; la plaza de Armas ; la plaza San Francisco de Asisi et la Plaza Vieja. Cet espace vous donnera une idée de ce à quoi ressemblera La Havane lorsque seront achevés les gigantesques travaux entrepris par le célèbre Eusebio Leal. Officiellement il est l’historien de la ville. Son nom est en fait beaucoup plus connu que le nom du maire de la Havane.
Puis essayer de gagner les deux dernières places. Celle du Cristo et celle du Parque Central. Les quartiers traversés sont restés dans leur jus ce qui ne signifie pas que des trésors architecturaux y soient dissimulés. Comme l’église couvent de Nuestra Señora de Belen, celle de Santa Clara et celle du Cristo sur la place du même nom (en cours de restauration). Se sustenter dans le patio du restaurant Hanoi à l’angle de la place et en chemin pour le Parque Central dont tous les édifices ont tous maintenant été splendidement restaurés : le Capitole, le Grand Théâtre (l’Opéra), les hôtels Inglaterra et le dernier palace ouvert dans la capitale. Allez prendre un pot sur la terrasse de chacun de ces deux derniers établissements pour les points de vue. Le pari est en passe d’être gagné. Bravo Cuba. Chapeau Monsieur Eusebio Leal !
C’est au Parque Central qu’a débuté cet article. Ces vues panoramiques prises depuis le même endroit seront aussi notre conclusion.
Gérald HOSTIER e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
















