Le fameux Musée des Confluences a déjà coûté + 360 millions € aux lyonnais pour un budget prévisionnel de ...... 65 millions €.
Pour la petite histoire, ce projet était autofinancé par la vente de 15 % d'actions dans la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) que détenait le département. Cette vente s'est réalisée pour environ 50 millions €. Une estimation récente aurait valorisé ces actions à + 500 millions €. Par contre, on estime le dépassement du budget prévisionnel à environ 500 %, un record en France. Le Musée des Confluences a été transféré au à la Métropole du Grand Lyon. On évalue la charge annuelle de fonctionnement à 15 millions €.
Le projet a été lancé en 2001 par le Président du Conseil Générale du Rhône, M. Michel Mercier. Le cabinet autrichien d'architecture Coop Himmelb a été retenu. Il est l'un des spécialistes de l'architecture déconstructive.

Les architectes Wolf D. Prix, Helmut Swiczinsky et Michael Holzer sont connus pour dessiner une architecture de fluidité qui dégage un certain dynamisme des bâtiments.

Au niveau géographique, l'emplacement choisi pour ce nouveau bâtiment emblématique a été la pointe Sud de la presqu'île de Lyon. Le nouveau quartier Confluence doit marquer le renouveau architectural de la Ville. La pointe Sud de la presqu'île est le lieu de rencontre du Rhône et de la Saône.
Le lieu de cette implantation permet une visibilité extraordinaire. Il est situé entre l'autoroute A7 qui traverse Lyon le long des berges du Rhône et le Rhône.
Au niveau de son accessibilité, c'est compliqué. L'entrée du Musée est située à proximité d'un des principaux carrefours à Lyon. Il a été construit le nouveau pont Raymond Barre réservé aux piétons, aux vélos et au tram.

Si on voulait développer le côté muséologique, l'emplacement idéal était situé à proximité sur le quartier de Gerland de l'autre côté du Rhône, mais la ville de Lyon se privait d'un symbole architectural fort à l'entrée de Lyon par le Sud.

Le choix de cet emplacement est à l'origine de complications techniques. Le sol instable et inondable vont exiger des travaux supplémentaires d'un coût d'environ 6 millions €. Les premières études de sondage n'avaient pas relevé cette nécessité technique.
Un désaccord apparaît entre l'entreprise Bec Frères, le cabinet d'architecture Coop Himmelb et la Société d'Equipement du Rhône et de Lyon (SERL). La SERL est le maître d'ouvrage et à ce titre elle est responsable du bon déroulement du chantier.
Au final, le chantier est arrêté en 2007.Il est élaboré un nouveau cahier des charges pour prendre en compte les problématiques techniques rencontrées. Il faudra deux appels d'offre pour sélectionner l'entreprise Vinci. Le chantier reprend en 2010 pour s'achever en 2014.

m
Architecture
Lors du concours international d'architecture lancé par le Conseil Général du Rhône, plusieurs projets proposent un projet basé sur l'architecture déconstructiviste. Ce courant architectural propose une vision de la construction en remettant en cause les bases traditionnelles de l'architecture. L'idée principale est de proposer une lecture différente de la construction.
L'architecte utilise l'outil informatique avec ses différentes possibilités en 3D pour créer des formes complexes. On utilise les différentes formes géométriques pour proposer un nouvel agencement de l'espace.
La vision du bâti doit conduire à un questionnement intérieur des personnes. L'architecte va présenter une structuration différente de la vision d'un mur, d'un toit, d'une façade, ... Le tout doit impressionner l'individu et lui permettre une nouvelle lecture de l'espace.
Le choix de sélectionner un projet basé sur le courant de l'architecture déconstructiviste est orienté vers la recherche d'un bâti d’exception conçu comme une œuvre d'art. On ne recherche pas le consensus de la population, on veut présenter au monde une vision moderniste de sa capitale régionale. L’œuvre est le prolongement de la volonté politique de s'affirmer sur la scène internationale.
A proximité de ce lieu, il y a le quartier de Gerland de l'autre côté du Rhône où l'architecte Tony Garnier a marqué de son empreinte la Ville de Lyon. Le Maire de l'époque a voulu bâtir un nouveau quartier avec une architecture marquée pour son époque dans le 7e et 8 arrondissement. La Halle Tony Garnier et la Cité des Etats-Unis sont classées aux monuments historiques.
Au niveau du bâtiment, il mesure 190 mètres de long et 90 mètres de largeur. Sa hauteur est de 41 mètres et sa surface de 27.000 m². On remarque une verrière avec un cône inversé vers l'intérieur. On l'appelle l'espace Cristal. Sa hauteur est d'environ 33 m. La structure de cet espace de 1.900 m² est en charpente métallique.




On aperçoit le trafic routier de l'autoroute A7 à travers les plaques de verre.

Les passerelles s'enroulent autour du cône inversé. Le visiteur peut faire le tour est apprécier le paysage vers le Rhône.



La partie du bâtiment recouvert de plaques d'acier inoxydable s'appelle le Nuage. Il est orienté vers la pointe de la presqu'île où le Rhône et la Saône se rejoigne. A l'intérieur, il y a les salles d'expositions du 1er et 2e étage.
Au niveau esthétique, on remarque un bâtiment réalisé à partir de surfaces géométriques. On joue sur le contraste entre la transparence et le sombre, entre le métal et le verre. Le ressenti est indéfini. On doit inconsciemment décrypter une forme pour l'associer à une réalité connue. L'exercice n'est pas aisé.

On remarque le cône inversé transparent à l'intérieur. Cela ressemble à un puit de lumière en forme d'entonnoir.

Il faut emprunter les escaliers pour monter au 2eme étage où il y a l'espace des collections permanentes du Musée des Confluences.

Il est étonnant pour un musée d'avoir une surface totale d'exposition d'environ 30 % sur une surface totale de 27.000 m² !!!
Au niveau des expositions permanentes, la thématiques développée se présente à travers la salle 21 "Origines, les récits du monde", la salle 22 "Espèces, la maille du vivant", la salle 23 "Sociétés, le théâtre des hommes" et la salle 24 "Eternités, vision de l'au-delà".
Le fonds de la collection provient de l'ancien Musée Guimet et du Muséum d'Histoire naturelle de Lyon. Depuis des achats et des dons ont permis de compléter cette formidable collection. Aujourd'hui, elle réunit + 2 millions d'objets.
Les premiers passionnés sont Emile Guimet, Jérôme Jean Pestalozzi, Pierre Adamoli, Louis Lortet, Pauline Jaricot, Raymond Giordano, Georges Coutagne. Ces passionnés ont réuni un trésor inestimable à Lyon.
Le parti pris de la direction du musée est de proposer une réflexion sur la grande histoire de l'Univers depuis son origine jusqu’à nos jours. Ainsi, il a été sélectionné + 3.000 objets pour représenter un élément indispensable à la compréhension et à la réflexion sur l'Histoire de l'Univers et l'évolution des espèces sur la terre.
Origines
La scénographie a été réalisée par l'agence Klapisch Claisse avec pour ambition de créer l'envie de découvrir et de s'interroger sur l'origine de la vie.
Lorsqu'on pénètre dans la salle, il fait sombre. Le regard est attiré par les squelettes des dinosaures. On est impressionné par les dimensions réelles. Il y a un petit parcours délimité par des cloisons qui vous guide dans votre progression des connaissances. Ici et là, on visualise des connaissances à travers l'objet reconnu.

Les nouvelles technologies sont utilisées pour visualiser les dernières connaissances scientifiques. L'explication est pédagogique.

Le visiteur est attiré par le gigantisme des squelettes. On ne remarque pas les petites pièces intéressantes à découvrir.






Il y a un espace réservé aux interrogations de l'Homme au sujet de l'exploration de l'Univers. On aperçoit une lunette astronomique, un spectrographe, ....

Les personnes se plaignent de problème de lecture des fiches. Il fait trop sombre pour les lire.
Espèces
Au niveau de la mise en scène du thème "Espèces, la maille du vivant", l'agence Zen +Co a fait un travail remarquable pour mettre en avant les pièces importantes des collections du musée.
Le buisson du vivant est la représentation graphique des ramifications à partir d'un tronc commun. Il symbolise l'évolution des espèces et l'Homme n'est qu'une brindille de ce buisson.


Il est présenter une certaine diversité des espèces à travers la présentation des grandes familles: mammifères, oiseaux, insectes, ... et un accent est mis sur le rapport entre l'être humain, les animaux et la nature. Les premières civilisations comme l’Égypte pharaonique représente des dieux à travers la représentation d'animaux.








La présentation des antilopes permet d'étudier les ressemblances entre chaque espèce. Il y a une évolution certaine pour adapter l'espèce à son milieu naturel.



L
Sociétés
Le thème abordé est "Sociétés, le théâtre des hommes", la scénographie a été réalisée par l'agence Du &Ma.
Cette présentation de l'évolution des différentes sociétés humaines à travers des réalisations est illustrée sur les thèmes comme Echanger, Créer et Organiser.
La lecture des trois thèmes est simple. Le visiteur apprécie la clarté du message véhiculé. Les exemples choisis comme les télécommunications sont intéressants à méditer. Le visiteur mesure la rapidité du progrès technique entre le moment l'invention et son développement dans le temps. Au niveau de l'Automobile, le véhicule sélectionné est une automobile du constructeur lyonnais Marius Berliet. Un hommage est rendu aux Canuts et aux soyeux lyonnais avec le métier à tisser.
Aujourd'hui, le rythme de diffusion du progrès technique s’accélère au niveau mondial. La connexion via internet a permis de contribuer à informer toute la terre des avancés technologiques. Cependant chaque société doit gérer et accompagner la mise en œuvre de ces avancées.
Les recherches d'ethnologies ont permis de mieux comprendre l'impact social de l'introduction d'une invention technique majeure sur une société. Cette salle propose à la réflexion des cultures avec des systèmes de valeurs morales différentes comme au Japon et en Australie avec les aborigènes.




Les morceaux de minerais sont exposés pour rappeler l'importance de la transformage des métaux dans l'évolution de l'humanité. Depuis la nuit des temps, l'Homme a utilisé et façonné le minerai pour fabriquer des armes, des objets, des bijoux,...
Aujourd'hui, l'Homme recherche dans les profondeurs des océans et dans l'espace des nouvelles possibilités pour découvrir des nouveaux matériaux avec des nouvelles propriétés inconnues.

Le téléphone est très symbolique, il représente le moyen de communiquer entre les personnes. Il permet d'affranchir l'individu de parcourir des distances importantes pour apporter un message. L'Homme gagne du temps à utiliser ce moyen moderne de communication par rapport au déplacement à effectuer.

La partie consacrée à l'échange et à l'organisation sociale sont intéressantes. Elles montrent comment chaque société adopte des rîtes et des coutumes pour maintenir un ordre social établi.










Eternites
Depuis la nuit des temps, l'Homme se préoccupe de sa mort et se pose des questions sur son immortalité. Est-ce que la mort est le passage obligé de la séparation de son enveloppe physique afin de libérer son esprit dans le monde de l'invisible ?
Au niveau sociétal, la mort apporte un changement dans l'ordre établi. Il faut organiser des rîtes funéraires pour marquer l'importance de ce fait. Les sociétés primitives il y a environ 100.000 ans et les plus évoluées comme l’Égypte antique ont établi des sépultures pour enterrer leurs morts.
Dans certaines civilisations, la mort n'est que l'étape vers l'éternité.








Expos Temporaires
Les expositions temporaires sont situées au 1er étage. L'expo "Dans la chambre des merveilles" est un endroit assez formidable. On retrouve l'esprit des cabinets de curiosités des châtelains et des bourgeois éclairés.
Les passionnés sont devenus des collectionneurs. Ils observent, dessinent et prennent des notes de leurs travaux. C'est l'émergence d'une démarche scientifique.

On admire une formidable collection dans un petit espace. On est émerveillé de pouvoir observer les différentes espèces animales.




L'expo "Appartement témoin" et la présentation d'un monde surréaliste. Le théâtre Turak est la reconstitution d'un monde imaginaire à travers des objets courants.


L'expo "L'ART ET LA MACHINE" est une exposition attrayante. Le sujet du machinisme a intéressé les artistes depuis le début de l'ère industrielle. Les différents courants artistiques ont planché sur le sujet comme le sculpteur César à travers ses compressions.










Pratique
86 Quai Perrache 69002 Lyon
Tél: 04.28.38.11.90 e-mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Horaires: du mardi au vendredi 11h - 19h Nocturne le jeudi jusqu'à 22h
Samedi & dimanche & jours fériés 10h - 19h
Fermeture le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre
Tarifs: adulte 9 €, jeune ( 18-25 ans) 5 € à partir de 17h adulte 6 €, jeune 5 €
Les Caves de Byrrh ont marqué l'histoire de la région. A l'origine, les Frères Pallade et Simon Violet sont des drapiers ambulants. Il décident de s'installer à Thuir. Ils ouvrent une boutique pour vendre les draps, ... L'un des frères travaille à mettre au point un médicament à base de vins de quinquina, ... avec des épices. En 1866, Il commence à le vendre à la clientèle de la boutique.
Le breuvage commence à être connu et les ventes commencent à augmenter. Les pharmaciens se mobilisent et l'Ordre des pharmaciens de Montpellier engage un procès. Les Frères doivent abandonner leur breuvage.
Après cette échec dans le domaine de la pharmacie, l'idée est de reprendre la formulation en réduisant la quantité de quinquina pour lancer un apéritif. Cette idée géniale va faire la fortune de la famille Violet.
Le lancement commercial de cet apéritif demandait de mettre un nom commercial. Au final après plusieurs noms, il est décidé de prendre le nom de Byrrh. Celui-ci est apparu à partir des lettres utilisées dans un nuancier d'étoffes.
L'apéritif Byrrh commence sa commercialisation et les ventes progressent chaque année. Au début, la production de l'apéritif est artisanal. Il est décidé de conserver l'activité de la vente des draps pour assurer les revenus financiers de la famille. Les ventes commencent à décoller. Il faut un outil industriel pour répondre à la demande.
A partir de 1903, les frères Pallade et Simon ainsi que Lambert, le fils de Simon décident de faire des campagnes de publicité dans toute la France. Il est fait appel à des artistes connus pour réaliser les affiches. Des concours sont organisés pour sélectionner l'affiche à mettre en avant. Les campagnes publicitaires organisées dans la presse, sur les murs des habitations, sur les bus, ... vont permettre une forte notoriété du nom Byrrh. Les ventes se développent en France et à l'international.
En 1910, le site industriel de Thuir emploie + 700 salariés et il produit + 30 millions de litres de Byrrh par an. Il est ouvert plusieurs succursales en France. Toute la région produisait du vin pour alimenter le besoin croissant de la production.
En 1977, la société Cusenier rachète l'entreprise. Aujourd'hui, ce site industriel est dans l'empire du groupe Pernod Ricard. Ce groupe est l'un des leaders mondiaux dans le secteur de vins et de spiritueux.
En 2015, le site industriel de Thuir est toujours en activité cependant, ses capacités de stockage ont été fortement réduites. Il est ouvert à la visite.
Il est conseillé d'éviter le centre-ville et de prendre le Bd Violet par l'extérieur de la ville. Il y a des aires de stationnement à proximité. A l'accueil, vous êtes conseillé pour la visite guidée du site.


Après une introduction sur le rappel historique de la saga familiale des Violet, on se dirige vers les cuves de stockage.

Au passage, on nous explique l'utilité de la grande cheminée dans les années 1910.

On pénètre dans un bâtiment où il y a une exposition des affiches publicitaires. On nous explique que régulièrement il était organisé un concours où les grands noms des artistes de l'époque proposaient leurs affiches. Les premières de la Belle époque sont présentées.
Il y a des explications sur des panneaux pour retracer les grands moments de l'empire Violet.


On pénètre dans les chais où les foudres en chêne sont alignées. On nous précise que la charpente métallique des bâtiments a été réalisée par l'entreprise Gustave Eiffel dans ses ateliers.

On arrive à un lieu pédagogique où il est exposé des sacs de café, de cacao, de quinquina, ... le visiteur peut toucher et sentir chaque ingrédient de la formule du Byrrh.

La cuverie est équipée de la plus grande foudre de chêne au monde. Ce travail a demandé plusieurs années pour concevoir et fabriquer la foudre. Au niveau de son poids, elle pèse à vide 110 tonnes. Elle a une hauteur de 10 m et un diamètre de 12,46 m. Sa capacité est de 1.000.200 litres.


Un espace est réservé à l'outillage ancestral. On peut visualiser les équipements utilisés au début de la fabrication du Byrrh par le personnel de l'usine. On apprend que le service de Maintenance était chargé de développer les nouveaux équipements pour répondre aux besoins de la production.

Lors de notre passage dans la cuverie, on peut apercevoir sur les fondres le nom de chaque apéritif qui est stocké sur le site comme l'Ambassadeur, le Cinzano, ....


Vers le caveau de dégustation, il y a un endroit où l'on aperçoit les bustes des fondateurs de l'empire Violet.

La visite se termine avec la dégustation de quelques centilitres de Byrrh. On peut acheter les bouteilles d'apéritif du groupe mais aussi les affiches publicitaires.


A proximité, il faut visiter le village médiéval de Castelnou.
CAVES BYRRH
Bd Violet
B.P 25
66301 THUIR
Tél : 04 68 53 45 86
Site web: http://www.caves-byrrh.fr
Mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Le village de Castelnou est classé parmi les plus beaux villages de France. Il est situé à proximité de la cité de Thuir sur les contreforts des Aspres à proximité de la frontière Espagnole.

L'histoire de ce petit village est remarquable par le fait que ce village était en ruine. La volonté du Vicomte de Satgé à restaurer une partie du château a permis la mobilisation autour de la restauration du village. A partir des années 1970, ce lieu a attiré les touristes et les artisans d'art se sont installés. La vie du village a pu reprendre.
Les amoureux des belles pierres se sont investis à conserver le patrimoine architectural dans son "jus". Les ruelles sont pavées.

Le panorama est grandiose. On aperçoit le village avec son château vicomtal, la tour de guet, l'église et les contreforts orientaux du massif du Canigou. Sur la route, il y a une aire de stationnement à proximité pour admirer le paysage.

A l'arrivée au village, il y a une aire de stationnement payante. Le touriste doit impérativement garer son véhicule pour visiter à pied le village. Attention, il y a des rondes pour vérifier si les automobilistes ont bien réglé le stationnement.

Le Village
En montant vers le village, on passe devant un petit enclos où il y a échoppes. L'été, il y a l'ouverture des "mardis d'été" où les artisans locaux vendent leur production en direct.

Il est recommandé de découvrir ce lieu en début de matinée pour éviter la foule dans les ruelles. Ce village compte environ 350 habitants. On apprécie de déambuler entre les deux rues principales et les ruelles en escaliers. Le bâti a conservé une certaine unité architecturale. Les façades en pierre du pays permettent des jeux de lumière avec le soleil. On remarque que les descentes des gouttières sont en céramique.




Vers 10h, le village s'anime. Les artisans et les commerçants s'activent avant la venue des touristes. La communication dans le village est rapide. Les échanges entre les habitants permettent une certaine réactivité pour améliorer les services à la clientèle. On note un esprit d'entraide entre les villageois.

Le Château
On situe vers le Xe siècle, les prémices des fortifications du château. La position stratégique de l'enceinte fortifiée permet un contrôle sur les échanges commerciaux entre la Catalogne et l'Aragon à travers les Pyrénées. Au XIe siècle, les Vicomtes de Castelnou fortifient le château afin de sécuriser le lieu. Ils s'installent et le village est construit au pied du château. Les seigneurs de cette maison sont devenus puissants.Ils contrôlent un territoire entre la frontière avec la France dans les Corbières et une partie de la Catalogne.
Les différents vont les opposer au Roi du royaume de Majorque avec la prise du château en 1286. Celui-ci ordonne la destruction du château. Le château sera reconstruit et un nouveau différent entraînera le Gouverneur du Roussillon en 1473 à assiéger et prendre la place forte de Castelnou.
Le vicomté est transformé en baronnerie ce qui limite l'influence de la maison des De Castelnou. A la Révolution française, le château est vendu comme bien national. Au XVIIIe siècle, le château est en ruine.

En 1875, le Vicomte de Satgé, un enfant du pays se lance à racheter la ruine de château. Après plusieurs dizaines années d'effort, la forteresse revit. En 1981, un incendie détruit le bâtiment principal. En 1987, SCI rachète le lieu et elle entreprend les travaux nécessaires pour développer une prestation de restauration et développer un vignoble.
Lorsqu'on pénètre par la porte du château, on longe une ancienne muraille et on découvre un petit parc boisé avec des essences diverses. Il y a un sentier botanique pour découvrir certaines variétés.

On peut amener son déjeuner pour faire un pique-nique.

Au-dessus de la porte d'entrée du Château, on aperçoit le blason de la famille Castelnou et des épouses.

Le château n'est pas impressionnant mais sa restauration est de qualité. On apprécie le souci d'illustrer la vie au château au Moyen-Age. Il y a des scènes reconstituées qui participent à faire partager cet univers.


La visite du château est assez rapide. Cependant, lorsqu'il y a la foule, il faut nettement plus de temps pour faire le même parcours.
Le parc est un endroit à découvrir. Attention à ne pas glisser sur les cailloux.

L'église
L'église Sainte Marie du Mercadal a été bâti au XIIIe siècle en dehors du village. Son architecture est de style roman. Un cadran solaire est présent au-dessus de la porte d'entrée. On peut lire la date de 1828.


La porte est magnifique. Elle est ouvragée.
Vue artistique
Voici une vision plus artistique de ce beau village.










A proximité, vous pouvez visiter les Caves de Byrrh à Thuir.
Office de Tourisme
Entrée du Village 66300 Castelnou
Tél: 04 68 28 32 38
Horaires d'ouverture :
Horaire de Juin à Septembre :
Du lundi au dimanche
de 10h00 à 13h00
et de 15h00 à 19h00
Horaire d'octobre :
Du lundi au vendredi
de 9h30 à 12h30
et de 14h00 à 18h00
Barcelone est la capitale de la Catalogne. Elle est la 2e ville d'Espagne. Elle a été fondée par les Romains pour être une petite cité de garnison. Au Moyen-Age, en 985, les arabes de Cordoue pillent et ils brulent la cité de Barcelone. Le Comte Borrell II demande à la France de l'aider en vertu du droit féodal, celui-ci refuse. A partir de cet instant, la future Catalogne va s'unifier pour résister à l'invasion arabes et développer une certaine autonomie politique et économique.
A cette époque, la Cour de Cordoue est connue pour être le plus grand centre intellectuel d'Europe. Les "savants" disposent de la grande bibliothèque du Calif Al- Hakam II cependant les persécutions des sarrasins au Sud de l'Espagne envers les espagnols et les juifs vont entrainer un exode vers la Catalogne. Cette poussée de la démographie et des connaissances acquises auprès du califat de Cordoue vont développer l'activité économique mais aussi organiser les moyens militaires pour se défendre.
Le développement des abbayes va permettre la traduction des principaux textes arabes en latin. La création des pèlerinages vers Saint Jacques de Compostelle va permettre une certaine diffusion des savoirs en Occident à partir des traductions réalisées par les moines des abbayes de la région de Barcelone. Le moine Gerbert d'Aurillac est envoyé en catalogne au monastère de Ripoll afin d'étudier les sciences. Il remarque le système des chiffres arabes plus pratique que le système arithmétique romain. Il va élaborer le fameux abaque Gerbert pour réaliser les opérations de division et de multiplication.
Barcelone devient un important port de commerce sur le bassin méditerranéen.
La République de Catalogne
L'Histoire de la Catalogne est jalonnée de moments de proclamation de la République et d'évènements politiques majeurs qui ont rattaché cette entité à la France et à l'Espagne comme en 1641, où la République de Catalogue est proclamée avec le soutien de la France qui l’intègre dans son territoire.

La ville s'est développée au bord de la mer Méditerranée. De nombreuses plages longent le bord. Elles sont organisées pour former des petites plages. Il y a les équipements nécessaires pour profiter d'une belle journée à la plage. Il est prévu le stationnement des véhicules à proximité.



En 1888, Barcelone organise la 1ère Exposition Universelle en Espagne. Les industriels barcelonais voulaient mettre en avant leur région à l'international. La construction des pavillons sur le parc de la Ciutadella et d'un arc de triomphe sont des opportunités pour développer les affaires. Au niveau des infrastructures, il était important de moderniser la ville pour accueillir + 400.000 visiteurs de l'Europe entière.
Ce vaste chantier va mobiliser des milliers de travailleurs pendant quelques années au moment où il y a une faible activité industrielle. L'éclairage électrique va faire son apparition sur quelques places et sur le site de l'Exposition.
En 1929, une nouvelle Exposition Universelle a lieu sur la colline de Montjuïc. Un important programme d'urbanisation est entrepris pour adapter Barcelone à l'essor démographique de la cité. La ville a augmenté sa population d'environ 600.000 habitants entre 1887 et 1930.
Parc de la Ciudadella
Le Parc de la Ciudadella est l'un des plus importants de Barcelone. Il s'étend sur environ 60 hectares. La porte du château des 3 dragons se situe dans l'axe de l'Arc de Triomphe.


Le château des trois dragons du parc de la Ciutadella, un ancien restaurant de l'Exposition Universelle de 1888.


Au sein du jardin des plantes, on trouve le zoo de Barcelone, un musée de géologie, le Parlement Catalan, ...



Antoni Gaudi
L'Arc de Triomphe construite par l'architecte Josep Vilaseca i Casanovas pour l'Exposition Universelle de 1888 se situe au Passeig de Lluis Companys.

On découvre ici et là des anciennes constructions magnifiques.

L’architecture de la ville a évolué en fonction des courants artistiques (néogothique, moderniste, Art déco, ..) et de l'urbanisation rapide de la périphérie de la cité industrielle. Le courant moderniste est apparu vers 1904 avec comme leader l'architecte Antoni Gaudi. Le courant néogothique était représenté par l'architecte Paula de Villar en Catalogne. L'architecture mauresque est découvert à travers des illustrations à l'Université de Barcelone et dans les livres des riches industriels catalans.
Aujourd'hui, en se promenant dans Barcelone, on peut découvrir une partie de ce patrimoine architectural comme la Casa Batllo, la Casa Milà, Casa Vicens, le Palacio Güell, ... de chez Antoni Gaudi. Une partie des oeuvres de Gaudi sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO. Par exemple, la Casa Batllo est visitée par + 500.000 visiteurs par an.
On vous recommande d'utiliser les Bus touristiques qui font 2 parcours pour découvrir le riche patrimoine de la ville.















La Sagrada Familia
La Sagrada Familia
En 1886, Antoni Gaudi est un jeune architecte catalan de 31 ans qui commence à se faire remarquer par sa conception originale de l'architecture. Il s'inspire de la nature pour intégrer des éléments dans le bâti.
On lui propose la direction des travaux de le futur Temple Expiatori de la Sagrada Familia à Barcelone qui sera financée sur le principe exclusif d'aumônes et de dons. En 2015, la basilique mineure est toujours en construction.
Lors de notre deuxième venue, nous avons axé notre visite sur la Sagrada Familia et en particulier, on voulait prendre l’ascenseur pour découvrir les toits de la Basilique, le centre historique de la cité et la Fondation Joan Miro.
Comme le stationnement à Barcelone est compliqué, on vous recommande de vous garer le long de la Place Léonardo da Vinci à proximité du Musée des Sciences Naturelles de Barcelone, le Musée Blau. Les architectes Herzog & Meuron ont dessiné un bâtiment contemporain en forme de triangle.
L'exposition permanente s'appelle "Planeta Vida". Elle présente les collections du Musée suivant cette thématique: la biographie de la Terre, la Terre aujourd'hui et les îles des Sciences. Attention, la langue française n'est pas utilisée pour informer les visiteurs !!!

A Barcelone, il faut utiliser les transports en commun pour circuler. Nous avons décidé d'utiliser le métro. Dans les stations, il y a peu de personnel, les titres sont distribués par des distributeurs. Cependant, à Barcelone, le prix est fonction des zones de circulation. Nous avons eu du mal à dénicher l'info pour comprendre que nous avions besoin que d'une zone. Après, il faut comprendre la formule à utiliser pour circuler toute la journée avec le même type de transport ..... La formule Multi-Pass T10 permet d'effectuer 10 trajets sur la zone 1 par plusieurs personnes. On peut utiliser le titre sur les lignes de métro et de bus. Lors d'un compostage, on a 75 mn pour se déplacer sur toutes les lignes avant d'utiliser un nouveau compostage. Coût: 10 € dans la journée.
Le réseau est assez ancien, les voitures ne sont pas très confortables mais il y a la climatisation en été. Il arrive que le pass ne passe pas au niveau de l'automate, alors il faut trouver une solution pour contourner le problème !!!
La station de métro sélectionnée sur notre ligne permet d'arriver à proximité de la Sagrada Familia. Nous avions acheté nos billets pour la visite par l'ascenseur sur internet sur un site espagnol. Sur les sites français, la visite à la date et à l'heure choisie n'étaient plus disponibles !!!
On vous recommande de prendre votre réservation dès l'ouverture du site vers 9h15.
Il est conseillé de se présenter à l'ascenseur environ 10 mn avant l'heure indiquée sur votre réservation. Les sacs doivent être mis dans des casiers à proximité. La montée se fait assez rapidement, après vous empruntez un escalier étroit pour redescendre. Il y a peu de points de vue pour étudier les différentes décorations installées sur les toitures. Parfois, on a la chance de pouvoir avoir une petite fenêtre qui permet de visualiser Barcelone. La vue est magnifique.

Nous terminons notre visite, il est environ 11h. Nous empruntons le métro pour nous rendre vers le Musée de l'Histoire de Barcelone (MUHBA) situé sur la Plaça del Rei.
Vieux Barcelone - Barri Gotic
La température extérieure commence à approcher les 30 °. Les ruelles permettent une certaine fraicheur dans nos déplacements. On flâne ici et là, et on découvre un patrimoine architectural intéressant.




Le patrimoine est le reflet de la richesse de la capitale de la Catalogne. On remarque qu'une partie du patrimoine est préservé mais qu'il y a des ruelles où le bâti est en très mauvais état.


On se dirige vers le marché Saint Joseph de La Boqueria en empruntant la Rambla l'artère principale de la ville.

Une foule assez compacte circule sur cette large voie piétonne. Le pas des barcelonais est assez rapide. Il faut s'engager d'un pas décidé pour arriver à tracer son chemin.


La Boqueria
On arrive devant l'entrée du marché couvert. Il faut vaincre la foule pour y pénétrer dans ce lieu très prisé.L'aventure de ce marché a commencé en 1217, il se tient un petit marché orienté vers la boucherie. Il faudra attendre 1826 pour que les autorités de la ville reconnaissent l’existence de ce marché. Il est aussi décidé d'élargir les échoppes aux poissonniers. En 1846, il est construit une halle.
Aujourd'hui, ce lieu est devenu incontournable à Barcelone.
Il faut se frayer un chemin dans les différentes allées. On est saisi par les senteurs et la diversité des produits proposés à la vente. Les personnes achètent des produits frais comme les préparations à base de fruits.




Chaque étale est présentée pour mettre les produits à l'honneur. On retrouve les bouchers, les poissonniers mais il y a des points de restauration et des primeurs.


Si vous voulez vous une petite table pour déjeuner, c'est presque mission impossible vers 13h. Les habitués sont déjà présents pour un déjeuner rapide. Il faudra patienter vers 14h.
Après cette découverte des saveurs, on prend la direction du Musée de l'Histoire de la Ville de Barcelone. On traverse des places où il y a des monuments pour honorer des personnages catalans.


Nous arrivons sur la Place du Roi où le Musée d'Histoire de Barcelone est implanté (MUHBA) dans le quartier de Barri Gotic.

Ce site est le principal mais il y a dans Barcelone 12 antennes comme le MUHBA du Parc Güell, le MUHBA de Sainte Catherine.
Le musée a ouvert ses portes en 1943 et depuis il s'est développé pour informer la population catalane de l'évolution historique de la cité de Barcino. Les fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour les vestiges de la ville romaine dans le sous-sol du site.
L'exposition permet aux visiteurs de suivre à travers l'échelle chronologique du temps, les différentes périodes comme le Moyen-Age. Aujourd'hui, la période contemporaine est abordée pour démontrer aux habitants l'évolution lente mais réelle d'une grande cité.

La Basilique Cathédrale Saint Croix de Barcelone est dédiée à la Sainte Croix et à la patronne de la ville Sainte Eulalie. La construction de cet édifice religieux a commencé en 1298 dans un style gothique sous le règne du roi Jacques II d'Aragon et il évolura vers un style Néogothique.
Le roi Charles de Habsbourg appelé Charles Quint décida d'installer un chapitre de son Ordre de la Toison d'Or dans la cathédrale de Barcelone. Pour cette cérémonie, le chœur doit être décoré des 51 titres et armoiries des différents Chevaliers de l'Ordre.

Fondation Joan Miro
On se dirige vers Fondation Joan Miro situé dans le Parc de Montjuïc. Il faut emprunter le funiculaire pour atteindre les hauteurs du parc. L'entrée de la Fondation est à 15 mn à pied du funiculaire. Le titre de transport du métro est valable pour ce parcours.

L'ensemble architectural dessiné par Josep Lluis Sert n'est pas impressionnant. Les bâtiments de la Fondation privée est construite en 1975 sur un terrain offert par la ville de Barcelone. L'artiste Joan Miro donnera une grande partie de ses œuvres pour constituer le fonds artistique de sa Fondation. Les artistes comme Marcel Duchamp, Marx Ernst, Fernand Léger, .... ont donné des œuvres pour présenter le courant artistique

A l'entrée, il y a cette sculpture où les visiteurs apprécient de se faire photographier.

La visite de cette Fondation se fait tranquillement. Le parcours permet d'apprécier le cheminement artistique de Miro confronté aux évènements comme la guerre civile espagnole. On voit la traduction de sa pensée sur ses œuvres.






La représentation de la Femme

Joan Miro a cherché comme Pablo Picasso à exprimer sa sensibilité artistique sur différents supports parfois avec l'aide d'artisans d'art. La sculpture, la céramique, la tapisserie, .. sont explorées pour modéliser ses créations. L'artiste a fait l'effort d'apprendre certains savoir-faire pour exprimer son génie artistique.
La représentation de l'Homme.

Une tapisserie réalisée en collaboration avec un artisan d'art.

Il est intéressant d'observer les attitudes des visiteurs sur les œuvres présentées. Chacun essaye de comprendre la motivation et le sens donnés par l'artiste à chaque œuvre. Au-delà du premier ressenti, quel est le message véhiculé ?

Les expositions temporaires permettent de présenter des nouveaux artistes à travers quelques œuvres exposées.
Fondation Joan Miro
Parc de Montjuïc 08038 Barcelone
Tél: 00.34.93.4439470 station de métro: On Montjuïc mountain
Horaires: Mardi à Samedi 10 h à 19h , dimanche 10 h à 14h30
Coût: adulte 10 €
















