On contemple l'érosion du temps sur la nature. Ce site remarquable illustre le travail de + 5 millions d'années sur la roche.
Cette visite se fait en complément de la découvert de Villefranche de Conflent. Attention, la signalétique à l'Ille sur Têt n'est pas évidente. On traverse la rivière la Têt et on s'engage sur une petite route. Aujourd'hui, il y a un site d'accueil avec un parking et une billetterie. La durée moyenne de la visite 1h30.
On emprunte un petit chemin de terre où il y a un petit balisage et un lieu où il est exposé des sculptures animaliers en ferraille.





On continue notre chemin et on arrive devant le poste de contrôle des billets d'entrée. Encore quelques efforts et on arrive au pied des cheminées de fée.


Les cheminées de fée sont créées à l'origine par l’écoulement de l'eau sur une roche friable qui se décompose au cours des millions d'années. Lorsque l'eau s'est retirée, l'érosion naturelle a continué par l'effet du vent et de la pluie. Au sommet de chaque cheminée, il y a une roche très dure qui forme le chapeau. Ainsi, on a des colonnes qui peuvent mesurer plusieurs dizaines de mètres en hauteur.
Lorsqu'on débouche sur le site, on voit ce panorama exceptionnel mais on est un peu perdu. On décide de partir à gauche et prendre un petit chemin étroit et glissant. La roche friable forme au sol des petites billes sablo-caillouteuses.

Il y a des passages étroits et lorsqu'il y a des personnes, il faut attendre son tour pour passer. On voit des personnes en poussette s'engager dans l'aventure !!!


Nous sommes au pied des cheminées de fée, on est impressionné par le lent travail de la nature sur la roche. Le site est très lumineux, il est conseillé de porter des lunettes de soleil.

Il y a une certaine végétation qui s'est installée sur les sédiments de la roche friable.


Le parcours est balisé, il est interdit d'essayer d'escalader les colonnes.

On arrive dans un cul-de-sac, il faut faire demi-tour. On revient sur la place principale du site.


On se dirige vers le fond des orgues, il y a une petite montée, on arrive à des grandes places. On suit les sentiers tracés pour découvrir le site naturel.



En fonction de la position dans le site, on découvre des paysages très différents. Il y a des colonnes très travaillées par l'érosion du temps. On comprend que ce lieu est éphémère.




Il y a des motifs très symétriques sur des flancs de colonnes.

On est impressionné au pied de la colonne lorsqu'on pense au poids total de l'édifice par rapport à sa finesse en élévation.

Sur la partie supérieur où il y a des arbres et de la végétation, on remarque au niveau des couches sédimentaires, une composition différente en surface.



On se dirige vers le chemin de l'entrée pour sortir du site. On se retourne une dernière fois pour profiter de la beauté du lieu.
Les Orgues d'Ille sur Têt Chemin de Regleilles 66130 Ille sur Têt tél: 04.68.84.13.13 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Tarifs: adulte 5 €, enfant 3,5 €
En 1090, le village est fondé par Guillaume Raymond de Cerdagne. Après son rattachement à la France en 1659 par le traité des Pyrénées, le roi mandate le marquis de Vauban pour fortifier la ville. La vallée de la Têt a obtenu le label Pays d'Art et d'histoire. Vous ne regretterez pas de parcourir cette vallée qui s'enfonce dans les Pyrénées

Il est prudent d'arriver tôt sur le site par la route nationale 116. Il y a peu de place pour stationner son véhicule. Le parking est payant.
Nous sommes en altitude au bord de la rivière Têt. On admire le paysage montagneux mais en plein été il faut se protéger du soleil.

Au loin, on aperçoit le Fort Libéria qui est relié à la cité par un escalier souterrain d'environ 700 marches !!!

La circulation dans cette cité fortifiée se fait par deux rues parallèles, la rue Saint Jacques et la rue Saint Jean.

On remarque ici et là des vestiges médiévaux sur le bâti des maisons mais aussi par le rappel des enseignes en fer forgé accrochées au mur.



Vers 11h, les rues commencent à s'animer avec l'arrivée des touristes. Les échoppes ouvrent vers 10h. On aperçoit la tour beffroi de l'Hôtel de ville.


L'intérieur de l'église Saint Jacques est en cours de rénovation. La partie la plus ancienne est datée du XIIe siècle.


La place de l'église est un lieu très fréquenté par les touristes. Il y a des points de restauration et l'Auberge Saint Paul où l'on cuisine des produits frais régionaux.

Il faut visiter les remparts dessinés par le marquis de Vauban pour comprendre la vie autrefois à l'intérieur de cette cité.
Village Fortifié
L'entrée des Remparts se situe au 2 rue Saint Jean à Villefranche de Conflent (tél: 04.68.05.87.05 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. ).
Le choix du lieu géographique est judicieux par le Comte de Cerdagne. Il permet le contrôle de la région de Conflent. Il équipe sa capitale d'un premier système défensif. Au cours des siècles, le système défensif se renforce mais au XIVe siècle l'ensemble du système de fortification est reconstruit.

La France veut repousser les espagnols en Espagne. En conséquence, les armées françaises doivent reconquérir les places fortes situées le long des Pyrénées, dans cet objectif militaire la ville de Villefranche de Conflent est assiégée et elle prise en 1654. Il est décidé de raser le système défensif de ville pour éviter le retour des armées espagnoles.

Le roi Louis XIV décide de renforcer ses positions militaires le long des Pyrénées et de reconquérir les territoires espagnoles en territoire français. Il faut implanter une ligne défensive ce qui implique de renforcer la défense de Villefranche de Conflent.
Le marquis de Vauban, architecte militaire va dessiner les plans du système de fortification du site avec aussi la construction du Fort Libéria sur le flanc de la montagne au-dessus de la cité au Nord. Le chantier commence en 1669. Lors d'une tournée d'inspection dans sa fonction de Commisaire général des fortifications, il viendra en 1679 mesurer l'avancer des travaux.

L'architecte militaire Vauban a conçu la fortification en utilisant une muraille épaisse avec deux niveaux de chemins de ronde couverts. Le niveau inférieur utilise le restant des murs médiévaux et le niveau supérieur est chapeauté d'une toiture en ardoise. On place des bastions aux endroits stratégiques.
Lors de la visite, il faut emprunter le fléchage en bleu pour visiter et revenir en suivant les flèches rouges.

Au début de la visite, le site n'est pas très imposant mais petit à petit les fortifications se dévoilent et on est impressionné par l'étendue de l'enceinte.

On emprunte le chemin de ronde pour découvrir la qualité de l'architecture militaire imposée par la marquis de Vauban.

On aperçoit une échauguette des remparts.

Les défenses permettent d'observer le village et les flancs de la montagne.

On aperçoit le fort Libéria sur la hauteur.

Le chemin de ronde est parfois assez étroit. Il y a des montées et des descentes en fonction des niveaux à emprunter.


Il y a quelques panneaux d'information pour expliquer l'origine de telle ou telle pièce.

Lorsqu'il fait une température caniculaire, le parcours du chemin de ronde permet une certaine fraîcheur.

On aperçoit la Tour du Diable et le Clocher de l'église Saint Jacques dans le prolongement de l'enceinte fortifiée.

On suit toujours nos flèches bleues.

On commence à trouver le chemin de ronde un peu long. A chaque fois, il apparaît un autre parcours au détour d'un passage. On se demande si cela va bientôt se terminer.

L'ensemble du bâti est maintenu en bon état de conservation.

On part à droite ou à gauche ?

Vers les Tours, il y a un peu plus d'explication sur l'utilisation fonctionnelle du lieu par la garnison.





Sur le retour, on suit les flèches rouges pour revenir on point de départ où est situé la sortie.

Au bastion de la Reine, il y a un martinet de forge catalane exposé au regard des visiteurs.

Nous décidons de déjeuner à l'Auberge Saint Paul située sur la place de l'église. Le cadre est propice à une dégustation des produits du terroir. La chef médiatique Patricia Gomez et son mari ont vendu leur affaire et le nouveau propriétaire a conservé le second de cuisine de l'ancienne brigade Mickaël Bergé et il a repris son chef Patrick Botteau de son ancienne brasserie le Café de France pradéen.
Au début, le serveur était un peu guindé, il y avait un problème sur une annonce de l'Office du tourisme que le restaurateur ne voulait pas appliquer. Au final, on a trouvé un arrangement. La présentation du déjeuner était soignée et la cuisine était de qualité.


En début de l'après-midi, nous décidons de visiter le Fort Libéria. Il y a une navette "Land Rover" qui nous monte sur le fort. Cette solution est plus confortable que de grimper sous la chaleur à pied soit par le tunnel soit par le chemin.
Fort Libéria
Le chauffeur de la "Land Rover" conduit de manière rude sur le chemin du fort. La voie est étroite avec des virages en épingles. Il faut s'accrocher à l'arrière du véhicule.
Le trajet est rapide, nous sommes heureux de sortir à l'air libre. On se dirige vers la caisse pour régler le droit d'entrée (Adulte navette 4x4 + visite: 10 €). Le lieu est très bien conservé. Il a été récompensé par plusieurs prix comme le 1er prix National de Restauration du Patrimoine Historique, ...

L'utilité d'un fort au-dessus de la cité fortifiée est un élément important pour sécuriser l'accès à la région de Conflent mais aussi de la Cerdagne vers Céret. Cependant, les premiers chiffrages font apparaître un coût très élevé de construction. En 1679, lorsque le maréchal Vauban vient inspecter les travaux de fortification de Villefranche de Conflent, il fait acter la construction du Fort Libéria pour répondre aux ordres du Roi Soleil.

En 1680, le Ministre de la Guerre M. Louvois vient inspecter le nouveau système défensif de la France par rapport au traité des Pyrénées. Il faut sécuriser la nouvelle frontière entre la France et l'Espagne. Il appuie le projet de construction du Fort et commande le début des travaux qui vont durer environ 6 années avec l'aide des soldats.

Le Ministre de la Guerre de Louis XIV en apportant des modifications surtout au niveau des caves et d'une galerie souterraine. Le château est équipé d'environ 20 pièces d'artillerie.

On retrouve les principes de l'architecte militaire Vauban à travers l'usage des briques dans les remparts.

Le paysage est magnifique, on voit les montagnes et les vallées des Pyrénées.



Sous le règne de Louis XIV une affaire est instruite au niveau de la Cour au sujet d'empoisonnement, de magies noires, et de sacrifices rituels d'enfants. Il apparaît des noms comme la marquise de Brinvilliers, ... et la marquise de Montespan. Le roi ordonne sous des lettres de cachet d'enfermer les personnes en cause dans les forteresses. Ainsi 8 femmes seront enfermées dans cette forteresse.


Toutes les femmes enfermées mourront ici après des longues années de captivité. La dernière mourra après 43 ans, elle demandera à être enterrée dans la fosse commune.


On ressort au soleil et on prête une attention particulière à étudier les éléments de construction du fort.



Vers 1850, il est décidé de construire un escalier en souterrain pour relier le Fort Libéria à la cité de Villefranche de Conflent. Le chantier prendre 3 ans pour creuser la roche et construire les 734 marches nécessaires à l'ouvrage.

En saison estivale, il y a la possibilité de se restaurer sur place. On apprécie aussi de prendre un rafraichissement à l'ombre.
Fort Libéria 66500 Villefranche de Conflent Tél: 04.68.96.34.01 E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

Le train Jaune relie Villefranche de Conflent située à 427 m à Latour de Carol à 1232 m en parcourant une distance d'environ 60 km. La ligne a été construite à partir de 1903. Il a fallu bâtir 650 ouvrages d'art dont 19 tunnels pour relier les deux gares. En été, il y a des wagons découverts pour permettre aux touristes d'admirer les paysages.
Le parcours du Train Jaune traverse le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes où l'on admire la vallée de la Têt, le massif du Canigou, ..
Il faut prévoir une journée complète pour profiter du moment présent. Attention les gares ne sont pas à côté des villages, il faut prévoir de la marche à pied. Les wagons panoramiques sont très prisés en été. Attention, les tours opérateurs organisent le circuit du Train Jaune, alors parfois il manque des places pour les familles. Au niveau du coût, il faut compter environ 26 €/personne pour un A/R.
SNCF
Le restaurant des Frères Roca, El Celler de Can Roca, à Gérone en Espagne est l'un des temples de la gastronomie mondiale. L'établissement a reçu 3 étoiles au Guide Rouge de Michelin, il a été nommé meilleur restaurant au monde par le magazine anglais 50 Best Restaurants et 6e dans la liste des 1.000 meilleurs restaurants au monde.
En conséquence, la demande est importante et il faut prévoir une réservation parfois sur liste d'attente sur un délai d'un an. Le système de la réservation fonctionne correctement, il est conseillé de maîtriser l'espagnol pour comprendre la procédure à suivre.
On reçoit un message de confirmation de la réservation quelques mois avant la date fixée pour bloquer définitivement la table.

Le Chef Joan ROCA s'est impliqué à maîtriser la cuisine traditionnelle catalane mais en lui insufflent la modernité à travers les techniques de la cuisine moléculaire, la cuisson sous vide et la cuisson à basse température.... Son frère Jordi ROCA s'est spécialisé dans la pâtisserie et son frère Josep ROCA dans la sommellerie.

Nous avions réservé notre table pour le vendredi 22 juillet 2016 à 13h. Le temps incertain sur Gérone nous a conduit à nous présenter sous un orage vers 12h, le personnel est venu nous chercher sur le parking avec un parapluie.

On nous installe rapidement à notre table et on nous présente la carte du menu, il y a deux possibilités, le 1er menu à 155 €, il est déjà complet au niveau de la proposition gustative, le 2e menu "Festival" à 195 € est impressionnant par la liste des émotions culinaires proposées.
On opte pour le menu "Festival" et on prend l'accompagnement des vins "Maridatges" avec l'apéritif maison à 90 €/personne.

Le choix de ce restaurant est guidé par l'envie de visualiser l'Art culinaire dans un restaurant gastronomique. Comment chaque proposition culinaire associe l'esthétique et le goût ?
Le personnel de service est prévenant et il n'est pas "guindé". On nous apporte notre apéritif avec une suite de petites préparations servies après que chaque convive est terminé sa dégustation.
A chaque fois, on nous explique la composition de la préparation à déguster.
Au niveau du visuel, les différentes présentations sont esthétiques et parfois surprenantes comme nous apporter un petit olivier sur la table pour que chaque convive prenne 2 olives. Il y a une vraie recherche sur une thématique et sur le visuel à utiliser pour faire voyager le dégustateur.
Le menu du chef pour propose de nous faire voyager à travers la cuisine du monde: la Thaïlande, le Japon, la Chine, le Pérou, la Corée
Au niveau du goût, la recherche gustative est moins flagrante. Il y a un vrai effort de la part du chef mais elle n'est pas souvent partagé par le convive. Par exemple, l'olive, elle était parfaitement représentée avec une enveloppe et à l'intérieur de l'huile d'olive. Après la dégustation de la 1ère, les personnes n'ont pas voulu manger la deuxième.

Sur le présentoir, on nous explique le parcours gustatif à réaliser. C'était intéressant mais sans plus. Ce qui a marqué les convives, c'était le travail minutieux en cuisine pour obtenir la réalisation de chaque élément de la composition.



A un moment, les convives se sont posés la question de savoir si on avait commencé le menu des entrées ou on était toujours à l'apéritif.
Attention, chaque photo "grossit" le met, en réalité c'est plutôt une bouchée au niveau de la quantité à déguster.
Maintenant à chaque préparation culinaire, on nous apporte un verre de vin. On nous explique le contenu de la préparation avec les différents ingrédients avec sa méthode de cuisson et une sommelière nous présente le vin à déguster.

Chaque met est servi avec une "assiette" originale. On sent le désir d'associer le visuel à la sensation gustative recherchée. On est étonné à chaque présentation de constater une composition artistique par une suite de petits détails. Il y a un travail d'orfèvre remarquable.

Au niveau du pain, on nous propose un assortiment d'une quinzaine de composition. On est agréablement surpris par certaines associations.

Par exemple, voici la salade verte. Elle comprend de l'avocat, du citron vert, du concombre, de la chartreuse, de l'oseille, du shiso vert, de l'estragon, de la roquette, de l'oxalis, un sorbet d'olive et de l'huile d'olive.

On nous sert une anguille fumée avec des cerises marinées sur un lit de noix de cajou et un beurre noisette. Ce met n'a pas soulevé l'enthousiasme des convives.

Le plat d'huîtres a été le met le plus surprenant du déjeuner. Nous sommes des Amateurs d'huîtres, et on est un peu désarmé devant cette déclinaison de l'huître. Les cinq huîtres sont cuisinées d'une manière différente. De l'avis général, il y a une recherche trop complexe sur l'huître. Il y a quelques pistes gustatives intéressantes mais le plaisir de retrouver la texture et le goût de l'huître n'étaient pas au rendez-vous.
Par contre, au niveau esthétique, le visuel est magnifique mais éloigné de l'évocation de l'océan par ce vert.

La langoustine à la sauce de fèves de cacao avec un mole noir au chocolat et une crème de crevette avec du coco et du cèpes. L'idée du présentoir est excellente.


On demande de nous retirer certains verres car il n'y a plus de place. Le plat de petits calmars avec une association de tempeh d'haricot blanc n'est pas un grand moment de gastronomie.


Le plat de la Gamba marinée au vinaigre de riz dans son jus de tête de gamba, les pattes de la gamba croustillantes dans un velouté d'algues et de phytoplancton n'a pas enthousiasmé les convives.

Le plat de la Raie rouge confite avec son jus de poivron grillé avec la rhubarbe était un excellent moment de la dégustation. L'accompagnement proposé était judicieux au palais.

Le dernier plat de poisson "la Dorade rose avec samfaina" était une belle composition artistique mais en bouche, le plaisir n'était pas au rendez-vous.

L'impression générale à ce moment du déjeuner est que la partie crustacé - poisson est très importante. De plus, une grande partie des plats proposés étaient basés sur le cru ce qui a fini par incommoder les convives.
Lorsque le 1er plat de viande est servi, il y a un soulagement réel à table.
Le Cochon de lait ibérique avec sa salade de papaye verte, du pamplemousse thai, de la pomme, du chili, du citron vert, de la noix de cajou avec une purée de tamarin et de shisho. Le plat est une grande réussite, la viande est très tendre, elle fond en bouche avec son goût particulier. La sauce proposée est intéressante à découvrir. Par contre, la portion est avalée en une bouchée !!!

L'Agneau avec sa purée d'aubergine et de pois chiche accompagnés avec deux tomates épicées nous a plu. La viande est cuite à la perfection mais l'esthétique n'est pas à la hauteur des attentes à ce niveau d'exigence artistique.


Déjà on nous sert le dernier plat de viande. Un dessus de palette de veau écarlate avec un accompagnement de fruits rouges confits, de poivron grillé, de merken, de shiso rouge, de pastèque à la braise et une béarnaise de betterave. Ce plat a été le moins apprécié de la suite de la viande. Au niveau esthétique, on n'est pas transporté, on est sur des tons rouges, ...


On est étonné lorsque le 1er dessert nous est servi à table. On comprend que la partie "Viande" est terminée.
Au niveau visuel, l'ensemble n'est pas très esthétique. Au niveau gustatif, il y a un arôme qui vous remplit le palais avec la fraîcheur de la glace.


Le 1er vrai dessert nous propose un visuel travaillé. Il y a une recherche sur les couleurs, sur les formes géométriques, sur la dimension des éléments de la composition avec une recherche de légèreté par l'élévation de la structure. Au niveau gustatif, on passe du chaud au froid pour obtenir une certaine complexité en bouche.

La sphère n'est pas très grande en réalité mais elle surprend par sa texture, sa transparence qui laisse apparaître des couleurs. Naturellement, on casse la sphère comme un œuf pour découvrir de contenu de l'intérieur.

On est surpris par l'abondance d'éléments à déguster. Au niveau gustatif, on ne ressent pas une émotion particulière en bouche.

Le dernier dessert est "la Boîte de cigares". Elle est composée de chocolat au lait, de prunes sèches, de feuille de tabac et de feuille de cacao. La présentation esthétique est discutable et au niveau gustatif, ce n'est pas un grand moment de gourmet. On sent présent l'amertume du tabac et du chocolat.

Au niveau des vins, on doit reconnaître que les choix sont judicieux. L'ensemble présenté est composé de 15 vins, on peut citer Do Ferreiro cepas Vella 10 D.O Rias Baixas, le château des Rontets les Birbettes en Pouilly Fuissé, Equipo Navazos Florpower Mas aca en vin blanc et le remarquable Madère d'Henriques & Henriques Malvasia 20 ans.

On nous propose de prendre le café en terrasse, mais il a pleut, en conséquence, on préfère rester à notre table.
Notre déjeuner se termine vers 16h30. Le soleil est revenu. En partant on aperçoit le chef de la cuisine qui parle avec sa brigade de service.
Restaurant EL CELLER DE CAN ROCA
Carrer Can Sunyer, 46
17007 Girona
Espagne
Tél: 972.22.21.57
E-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.







