A la préhistoire, le site a été utilisé mais la cité de Béziers a été fondée par les Grecs au VIe siècle avant Jésus Christ. Les Romains vont développer Baeterrae (Béziers) qui est située à proximité de la Via Domitia. Sa situation géographique est intéressante, il y a le fleuve Orb qui relie la cité à la Mer Méditerranée à 12 km et la voie de circulation romaine qui relie l'Espagne à l'Italie.
L'ancienne cité est située sur un promontoire ce qui la préserve des crus de l'Orb.
Au Moyen Age, la ville de Béziers est occupée par les Wisigoths, puis par les Arabes. En 737, Charles Martel libère la ville et repousse les arabes en Espagne. En 1208, le Pape Innocent III lance une croisade contre les Cathares. La ville est prise le 22 juillet 1209. Il y a un massacre de sa population. On parle de 7.000 à 10.000 morts.
Au XVIIIe siècle la richesse de la ville est constituée grâce à la culture de la vigne. Il se développe une importante activité de négoce d'alcool.

La ville se développe et sa démographie atteint environ 50.000 habitants. Des importants travaux d'urbanisation sont entrepris. En 1857, on inaugure la gare de Béziers. On construit l'arène, une ligne de tramway est ouverte en 1879. Il est créé des grands boulevards bordés par des maisons de style haussmannien.
En 1863, les paysagistes Eugène et Denis Bühler sont sélectionnés pour créer un jardin à l'anglaise sur le plateau des poètes. Les travaux commencent la même année. Ce paysagiste a aussi contribué à la création du Parc de la Tête d'Or à Lyon.

La superficie du parc fait 5 hectares, il est situé le long de l'Allée Paul Riquet. Les paysagistes ont décidé de sélectionner des essences exotiques pour le choix des arbres. Il est inauguré en 1867. Depuis, des aménagements ont été créés comme la construction d'un lac artificiel, des bassins d'eau, et des nouveaux sentiers.
En 1892, la Fontaine du Titan est ouvert au public. On découvre la statue en bronze d'Atlas qui supporte le globe terrestre.


Dans le centre ville historique de la ville, il y a la place Gabriel Péri où l'Hôtel de Ville affiche la passion des Biterrois pour la Féria.
On est étonné de découvrir dans les petites ruelles en se dirigeant vers la Cathédrale Saint Nazaire, des maisons délabrées. Il est rare de voir un quartier historique aussi en ruine dans une grande ville. On ressent un abandon des habitants pour le cœur historique de leur cité.

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Cathédrale Saint Nazaire
Le début de la construction de cette Cathédrale remonte au XIII e siècle et ses travaux vont se terminer au XVe. Elle est de style architectural gothique. Le choix de son emplacement a été choisi par rapport à l'ancien temple romain. Après, il y a eu une église romane détruite le 22 juillet 1209 lors du pillage de la ville. Un cimetière était présent sur le site.
La reconstruction d'un édifice religieux était une nécessité. Sa situation géographique permet de contempler l'Orb.
En arrivant sur la place, on aperçoit la tour-clocher.
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Au niveau architectural religieux, la façade occidentale est composé d'un mur imposant où se trouve le portail d'entrée et de deux tours avec des créneaux. Il y a encore le souci de bâtir un édifice religieux défensif pour lutter contre les agresseurs potentiels.
Il reste peu de sculpture sur ce monument. La rosace fait 10 m de diamètre.

Le cloître est appuyé sur l'édifice de la cathédrale au Sud. Il y a quelques sculptures posées ici et là.





Il est fragrant que le bâti est en mauvais état. Le visiteur est consterné de voir que cet édifice n'est pas mis en valeur comme le centre historique de la ville.

Le jardin des Evêques n'est pas très entretenu. Le lieu est très bien exposé, il permet une vue sur le pont - canal sur l'Orb.


A l'intérieur de la cathédrale, on remarque un bâti de qualité mal entretenu. Sa longueur est d'environ 50 m et la voûte de la nef est à 32 m de hauteur. L'édifice religieux est impressionnant par sa sobriété. Il y a peu de décoration. On remarque un mélange des styles roman et gothique méridional.

On remarque au-dessus du portail d'entrée à double portes, l'orgue de Guillaume Poncher reconstruit en 1868 par Théodore Puget et restauré en 1993.

On remarque à peine les peintures murales datées du XIVe et XVe siècles. Des travaux de restauration ont eu lieu en 1917.

Le chœur est de style baroque.



On est impressionné par cet alignement de chaises et par les sculptures murales qui ornent les différentes travées.

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Ecluses de Fonseranes
Le Canal Royal en Languedoc ou Canal du Midi est l'oeuvre de Pierre Paul Riquet, Receveur Général des Gabelles du Languedoc sous Louis XIV. Le 24 mai 1681, la barque Royale franchit les écluses de Fonseranes.
La construction de ce canal est un immense chantier qui va mobiliser + 10.000 personnes sur 14 ans. Son financement est en parti réalisé par Pierre Paul Riquet. A la Révolution française, le Canal est rebaptisé "Le Canal du Midi".
En 1996, l'UNESCO le désigne comme Patrimoine Mondial de l'Humanité.
Aujourd'hui, ce site attire chaque année environ 400.000 visiteurs pour voir fonctionner l'une des merveilles du temps de Louis XIV.

En moyenne l'été, il passe environ 60 bateaux par jour. Le trafic fluvial annuel est d'environ 10.000 péniches sur le Canal du Midi qui relie la Mer Méditerranée à l'Océan Atlantique.
Au niveau hydraulique, la difficulté technique était de résoudre le problème du dénivelé de 21,50 m entre les eaux du canal en provenance du tronçon vers Toulouse et les eaux du tronçon vers Sète.
En conséquence, il est décidé la construction de 8 écluses sur 300 m de long. La dernière écluse permet d'accéder à l'Orb. La construction de cet édifice est réalisée en 1697. A l'origine, un plan d'eau permet de réguler le niveau d'eau sur l'Orb. Cependant, il est décidé à partir de 1854 la construction d'un pont - canal qui enjambe l'Orb. Il est mis en service en 1858.
En 1990, une dérivation du canal est réalisée sur la rive droite du canal. Ce nouveau dispositif permet aux péniches de passer en 6 mn à la place d'environ 40 mn.

Actuellement, il n'y a plus que 7 écluses en service pour un dénivelé de 13.60 m. En fonction de l'horaire, les bateaux se dirigent vers Toulouse et ils parcourent en 45 mn les écluses ou vers Sète où les écluses sont passées en 30 mn.
En arrivant à Béziers, il y a quelques panneaux pour vous diriger vers les écluses. On passe devant une zone de bâtiments à l'abandon le long du canal. Pour le stationnement, il y a une petite aire gratuite. On a une vue cachée sur Béziers par du bardage le long des champs. On arrive sur le site.
Il est conseillé d'arriver de bonne heure pour profiter pleinement du spectacle du passage des écluses par les bateaux.

On voit à la manœuvre les plaisanciers et les éclusiers. On remarque les habitués à la manœuvre et les débutants au moment de maintenir le bateau le long du quai.

On est impressionné par le spectacle lorsque l'eau jaillit des portes des écluses. Le débit est très important.

Un moment de calme sur l'une des écluses. Souvent le visiteur suit le bateau le long du parcours sur quelques écluses.

Le touriste guette l'arrivée des bateaux plus imposants comme une péniche. La manœuvre est délicat. Le pilote doit maîtriser la manœuvre pour aligner sa péniche dans l'axe de chaque porte. Il y a peu d'espace en largeur et en longueur.


Une fois le bateau stationné à quai, l'éclusier manœuvre son pupitre de commande pour lancer la phase de remplissage de l'écluse, puis l'ouverture des portes.


Lorsque le niveau est étal entre les deux écluses, le pilote manœuvre son bateau et les équipiers laissent les bouts (cordages). Ils courent à la prochaine écluse pour reprendre les bouts et tirer le bateau le long du quai.

L'éclusier surveille le bon déroulement des manœuvres avant de refermer les portes.

L'équipier a un rôle important à assurer. Il doit maintenir la coque du bateau le long du quai lorsque le niveau de l'eau va soit monter soit baisser. La coque du bateau est protégée par des défenses.
Le courant est fort au moment où l'éclusier accélère le remplissage de l'écluse.


Si l'équipier n'assure pas correctement la manœuvre, le bateau se retrouve de travers dans le bassin.





ECLUSES DE FONSERANES
Le fameux Musée des Confluences a déjà coûté + 360 millions € aux lyonnais pour un budget prévisionnel de ...... 65 millions €.
Pour la petite histoire, ce projet était autofinancé par la vente de 15 % d'actions dans la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) que détenait le département. Cette vente s'est réalisée pour environ 50 millions €. Une estimation récente aurait valorisé ces actions à + 500 millions €. Par contre, on estime le dépassement du budget prévisionnel à environ 500 %, un record en France. Le Musée des Confluences a été transféré au à la Métropole du Grand Lyon. On évalue la charge annuelle de fonctionnement à 15 millions €.
Le projet a été lancé en 2001 par le Président du Conseil Générale du Rhône, M. Michel Mercier. Le cabinet autrichien d'architecture Coop Himmelb a été retenu. Il est l'un des spécialistes de l'architecture déconstructive.

Les architectes Wolf D. Prix, Helmut Swiczinsky et Michael Holzer sont connus pour dessiner une architecture de fluidité qui dégage un certain dynamisme des bâtiments.

Au niveau géographique, l'emplacement choisi pour ce nouveau bâtiment emblématique a été la pointe Sud de la presqu'île de Lyon. Le nouveau quartier Confluence doit marquer le renouveau architectural de la Ville. La pointe Sud de la presqu'île est le lieu de rencontre du Rhône et de la Saône.
Le lieu de cette implantation permet une visibilité extraordinaire. Il est situé entre l'autoroute A7 qui traverse Lyon le long des berges du Rhône et le Rhône.
Au niveau de son accessibilité, c'est compliqué. L'entrée du Musée est située à proximité d'un des principaux carrefours à Lyon. Il a été construit le nouveau pont Raymond Barre réservé aux piétons, aux vélos et au tram.

Si on voulait développer le côté muséologique, l'emplacement idéal était situé à proximité sur le quartier de Gerland de l'autre côté du Rhône, mais la ville de Lyon se privait d'un symbole architectural fort à l'entrée de Lyon par le Sud.

Le choix de cet emplacement est à l'origine de complications techniques. Le sol instable et inondable vont exiger des travaux supplémentaires d'un coût d'environ 6 millions €. Les premières études de sondage n'avaient pas relevé cette nécessité technique.
Un désaccord apparaît entre l'entreprise Bec Frères, le cabinet d'architecture Coop Himmelb et la Société d'Equipement du Rhône et de Lyon (SERL). La SERL est le maître d'ouvrage et à ce titre elle est responsable du bon déroulement du chantier.
Au final, le chantier est arrêté en 2007.Il est élaboré un nouveau cahier des charges pour prendre en compte les problématiques techniques rencontrées. Il faudra deux appels d'offre pour sélectionner l'entreprise Vinci. Le chantier reprend en 2010 pour s'achever en 2014.

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Architecture
Lors du concours international d'architecture lancé par le Conseil Général du Rhône, plusieurs projets proposent un projet basé sur l'architecture déconstructiviste. Ce courant architectural propose une vision de la construction en remettant en cause les bases traditionnelles de l'architecture. L'idée principale est de proposer une lecture différente de la construction.
L'architecte utilise l'outil informatique avec ses différentes possibilités en 3D pour créer des formes complexes. On utilise les différentes formes géométriques pour proposer un nouvel agencement de l'espace.
La vision du bâti doit conduire à un questionnement intérieur des personnes. L'architecte va présenter une structuration différente de la vision d'un mur, d'un toit, d'une façade, ... Le tout doit impressionner l'individu et lui permettre une nouvelle lecture de l'espace.
Le choix de sélectionner un projet basé sur le courant de l'architecture déconstructiviste est orienté vers la recherche d'un bâti d’exception conçu comme une œuvre d'art. On ne recherche pas le consensus de la population, on veut présenter au monde une vision moderniste de sa capitale régionale. L’œuvre est le prolongement de la volonté politique de s'affirmer sur la scène internationale.
A proximité de ce lieu, il y a le quartier de Gerland de l'autre côté du Rhône où l'architecte Tony Garnier a marqué de son empreinte la Ville de Lyon. Le Maire de l'époque a voulu bâtir un nouveau quartier avec une architecture marquée pour son époque dans le 7e et 8 arrondissement. La Halle Tony Garnier et la Cité des Etats-Unis sont classées aux monuments historiques.
Au niveau du bâtiment, il mesure 190 mètres de long et 90 mètres de largeur. Sa hauteur est de 41 mètres et sa surface de 27.000 m². On remarque une verrière avec un cône inversé vers l'intérieur. On l'appelle l'espace Cristal. Sa hauteur est d'environ 33 m. La structure de cet espace de 1.900 m² est en charpente métallique.




On aperçoit le trafic routier de l'autoroute A7 à travers les plaques de verre.

Les passerelles s'enroulent autour du cône inversé. Le visiteur peut faire le tour est apprécier le paysage vers le Rhône.



La partie du bâtiment recouvert de plaques d'acier inoxydable s'appelle le Nuage. Il est orienté vers la pointe de la presqu'île où le Rhône et la Saône se rejoigne. A l'intérieur, il y a les salles d'expositions du 1er et 2e étage.
Au niveau esthétique, on remarque un bâtiment réalisé à partir de surfaces géométriques. On joue sur le contraste entre la transparence et le sombre, entre le métal et le verre. Le ressenti est indéfini. On doit inconsciemment décrypter une forme pour l'associer à une réalité connue. L'exercice n'est pas aisé.

On remarque le cône inversé transparent à l'intérieur. Cela ressemble à un puit de lumière en forme d'entonnoir.

Il faut emprunter les escaliers pour monter au 2eme étage où il y a l'espace des collections permanentes du Musée des Confluences.

Il est étonnant pour un musée d'avoir une surface totale d'exposition d'environ 30 % sur une surface totale de 27.000 m² !!!
Au niveau des expositions permanentes, la thématiques développée se présente à travers la salle 21 "Origines, les récits du monde", la salle 22 "Espèces, la maille du vivant", la salle 23 "Sociétés, le théâtre des hommes" et la salle 24 "Eternités, vision de l'au-delà".
Le fonds de la collection provient de l'ancien Musée Guimet et du Muséum d'Histoire naturelle de Lyon. Depuis des achats et des dons ont permis de compléter cette formidable collection. Aujourd'hui, elle réunit + 2 millions d'objets.
Les premiers passionnés sont Emile Guimet, Jérôme Jean Pestalozzi, Pierre Adamoli, Louis Lortet, Pauline Jaricot, Raymond Giordano, Georges Coutagne. Ces passionnés ont réuni un trésor inestimable à Lyon.
Le parti pris de la direction du musée est de proposer une réflexion sur la grande histoire de l'Univers depuis son origine jusqu’à nos jours. Ainsi, il a été sélectionné + 3.000 objets pour représenter un élément indispensable à la compréhension et à la réflexion sur l'Histoire de l'Univers et l'évolution des espèces sur la terre.
Origines
La scénographie a été réalisée par l'agence Klapisch Claisse avec pour ambition de créer l'envie de découvrir et de s'interroger sur l'origine de la vie.
Lorsqu'on pénètre dans la salle, il fait sombre. Le regard est attiré par les squelettes des dinosaures. On est impressionné par les dimensions réelles. Il y a un petit parcours délimité par des cloisons qui vous guide dans votre progression des connaissances. Ici et là, on visualise des connaissances à travers l'objet reconnu.

Les nouvelles technologies sont utilisées pour visualiser les dernières connaissances scientifiques. L'explication est pédagogique.

Le visiteur est attiré par le gigantisme des squelettes. On ne remarque pas les petites pièces intéressantes à découvrir.






Il y a un espace réservé aux interrogations de l'Homme au sujet de l'exploration de l'Univers. On aperçoit une lunette astronomique, un spectrographe, ....

Les personnes se plaignent de problème de lecture des fiches. Il fait trop sombre pour les lire.
Espèces
Au niveau de la mise en scène du thème "Espèces, la maille du vivant", l'agence Zen +Co a fait un travail remarquable pour mettre en avant les pièces importantes des collections du musée.
Le buisson du vivant est la représentation graphique des ramifications à partir d'un tronc commun. Il symbolise l'évolution des espèces et l'Homme n'est qu'une brindille de ce buisson.


Il est présenter une certaine diversité des espèces à travers la présentation des grandes familles: mammifères, oiseaux, insectes, ... et un accent est mis sur le rapport entre l'être humain, les animaux et la nature. Les premières civilisations comme l’Égypte pharaonique représente des dieux à travers la représentation d'animaux.








La présentation des antilopes permet d'étudier les ressemblances entre chaque espèce. Il y a une évolution certaine pour adapter l'espèce à son milieu naturel.



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Sociétés
Le thème abordé est "Sociétés, le théâtre des hommes", la scénographie a été réalisée par l'agence Du &Ma.
Cette présentation de l'évolution des différentes sociétés humaines à travers des réalisations est illustrée sur les thèmes comme Echanger, Créer et Organiser.
La lecture des trois thèmes est simple. Le visiteur apprécie la clarté du message véhiculé. Les exemples choisis comme les télécommunications sont intéressants à méditer. Le visiteur mesure la rapidité du progrès technique entre le moment l'invention et son développement dans le temps. Au niveau de l'Automobile, le véhicule sélectionné est une automobile du constructeur lyonnais Marius Berliet. Un hommage est rendu aux Canuts et aux soyeux lyonnais avec le métier à tisser.
Aujourd'hui, le rythme de diffusion du progrès technique s’accélère au niveau mondial. La connexion via internet a permis de contribuer à informer toute la terre des avancés technologiques. Cependant chaque société doit gérer et accompagner la mise en œuvre de ces avancées.
Les recherches d'ethnologies ont permis de mieux comprendre l'impact social de l'introduction d'une invention technique majeure sur une société. Cette salle propose à la réflexion des cultures avec des systèmes de valeurs morales différentes comme au Japon et en Australie avec les aborigènes.




Les morceaux de minerais sont exposés pour rappeler l'importance de la transformage des métaux dans l'évolution de l'humanité. Depuis la nuit des temps, l'Homme a utilisé et façonné le minerai pour fabriquer des armes, des objets, des bijoux,...
Aujourd'hui, l'Homme recherche dans les profondeurs des océans et dans l'espace des nouvelles possibilités pour découvrir des nouveaux matériaux avec des nouvelles propriétés inconnues.

Le téléphone est très symbolique, il représente le moyen de communiquer entre les personnes. Il permet d'affranchir l'individu de parcourir des distances importantes pour apporter un message. L'Homme gagne du temps à utiliser ce moyen moderne de communication par rapport au déplacement à effectuer.

La partie consacrée à l'échange et à l'organisation sociale sont intéressantes. Elles montrent comment chaque société adopte des rîtes et des coutumes pour maintenir un ordre social établi.










Eternites
Depuis la nuit des temps, l'Homme se préoccupe de sa mort et se pose des questions sur son immortalité. Est-ce que la mort est le passage obligé de la séparation de son enveloppe physique afin de libérer son esprit dans le monde de l'invisible ?
Au niveau sociétal, la mort apporte un changement dans l'ordre établi. Il faut organiser des rîtes funéraires pour marquer l'importance de ce fait. Les sociétés primitives il y a environ 100.000 ans et les plus évoluées comme l’Égypte antique ont établi des sépultures pour enterrer leurs morts.
Dans certaines civilisations, la mort n'est que l'étape vers l'éternité.








Expos Temporaires
Les expositions temporaires sont situées au 1er étage. L'expo "Dans la chambre des merveilles" est un endroit assez formidable. On retrouve l'esprit des cabinets de curiosités des châtelains et des bourgeois éclairés.
Les passionnés sont devenus des collectionneurs. Ils observent, dessinent et prennent des notes de leurs travaux. C'est l'émergence d'une démarche scientifique.

On admire une formidable collection dans un petit espace. On est émerveillé de pouvoir observer les différentes espèces animales.




L'expo "Appartement témoin" et la présentation d'un monde surréaliste. Le théâtre Turak est la reconstitution d'un monde imaginaire à travers des objets courants.


L'expo "L'ART ET LA MACHINE" est une exposition attrayante. Le sujet du machinisme a intéressé les artistes depuis le début de l'ère industrielle. Les différents courants artistiques ont planché sur le sujet comme le sculpteur César à travers ses compressions.










Pratique
86 Quai Perrache 69002 Lyon
Tél: 04.28.38.11.90 e-mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Horaires: du mardi au vendredi 11h - 19h Nocturne le jeudi jusqu'à 22h
Samedi & dimanche & jours fériés 10h - 19h
Fermeture le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre
Tarifs: adulte 9 €, jeune ( 18-25 ans) 5 € à partir de 17h adulte 6 €, jeune 5 €
Les Caves de Byrrh ont marqué l'histoire de la région. A l'origine, les Frères Pallade et Simon Violet sont des drapiers ambulants. Il décident de s'installer à Thuir. Ils ouvrent une boutique pour vendre les draps, ... L'un des frères travaille à mettre au point un médicament à base de vins de quinquina, ... avec des épices. En 1866, Il commence à le vendre à la clientèle de la boutique.
Le breuvage commence à être connu et les ventes commencent à augmenter. Les pharmaciens se mobilisent et l'Ordre des pharmaciens de Montpellier engage un procès. Les Frères doivent abandonner leur breuvage.
Après cette échec dans le domaine de la pharmacie, l'idée est de reprendre la formulation en réduisant la quantité de quinquina pour lancer un apéritif. Cette idée géniale va faire la fortune de la famille Violet.
Le lancement commercial de cet apéritif demandait de mettre un nom commercial. Au final après plusieurs noms, il est décidé de prendre le nom de Byrrh. Celui-ci est apparu à partir des lettres utilisées dans un nuancier d'étoffes.
L'apéritif Byrrh commence sa commercialisation et les ventes progressent chaque année. Au début, la production de l'apéritif est artisanal. Il est décidé de conserver l'activité de la vente des draps pour assurer les revenus financiers de la famille. Les ventes commencent à décoller. Il faut un outil industriel pour répondre à la demande.
A partir de 1903, les frères Pallade et Simon ainsi que Lambert, le fils de Simon décident de faire des campagnes de publicité dans toute la France. Il est fait appel à des artistes connus pour réaliser les affiches. Des concours sont organisés pour sélectionner l'affiche à mettre en avant. Les campagnes publicitaires organisées dans la presse, sur les murs des habitations, sur les bus, ... vont permettre une forte notoriété du nom Byrrh. Les ventes se développent en France et à l'international.
En 1910, le site industriel de Thuir emploie + 700 salariés et il produit + 30 millions de litres de Byrrh par an. Il est ouvert plusieurs succursales en France. Toute la région produisait du vin pour alimenter le besoin croissant de la production.
En 1977, la société Cusenier rachète l'entreprise. Aujourd'hui, ce site industriel est dans l'empire du groupe Pernod Ricard. Ce groupe est l'un des leaders mondiaux dans le secteur de vins et de spiritueux.
En 2015, le site industriel de Thuir est toujours en activité cependant, ses capacités de stockage ont été fortement réduites. Il est ouvert à la visite.
Il est conseillé d'éviter le centre-ville et de prendre le Bd Violet par l'extérieur de la ville. Il y a des aires de stationnement à proximité. A l'accueil, vous êtes conseillé pour la visite guidée du site.


Après une introduction sur le rappel historique de la saga familiale des Violet, on se dirige vers les cuves de stockage.

Au passage, on nous explique l'utilité de la grande cheminée dans les années 1910.

On pénètre dans un bâtiment où il y a une exposition des affiches publicitaires. On nous explique que régulièrement il était organisé un concours où les grands noms des artistes de l'époque proposaient leurs affiches. Les premières de la Belle époque sont présentées.
Il y a des explications sur des panneaux pour retracer les grands moments de l'empire Violet.


On pénètre dans les chais où les foudres en chêne sont alignées. On nous précise que la charpente métallique des bâtiments a été réalisée par l'entreprise Gustave Eiffel dans ses ateliers.

On arrive à un lieu pédagogique où il est exposé des sacs de café, de cacao, de quinquina, ... le visiteur peut toucher et sentir chaque ingrédient de la formule du Byrrh.

La cuverie est équipée de la plus grande foudre de chêne au monde. Ce travail a demandé plusieurs années pour concevoir et fabriquer la foudre. Au niveau de son poids, elle pèse à vide 110 tonnes. Elle a une hauteur de 10 m et un diamètre de 12,46 m. Sa capacité est de 1.000.200 litres.


Un espace est réservé à l'outillage ancestral. On peut visualiser les équipements utilisés au début de la fabrication du Byrrh par le personnel de l'usine. On apprend que le service de Maintenance était chargé de développer les nouveaux équipements pour répondre aux besoins de la production.

Lors de notre passage dans la cuverie, on peut apercevoir sur les fondres le nom de chaque apéritif qui est stocké sur le site comme l'Ambassadeur, le Cinzano, ....


Vers le caveau de dégustation, il y a un endroit où l'on aperçoit les bustes des fondateurs de l'empire Violet.

La visite se termine avec la dégustation de quelques centilitres de Byrrh. On peut acheter les bouteilles d'apéritif du groupe mais aussi les affiches publicitaires.


A proximité, il faut visiter le village médiéval de Castelnou.
CAVES BYRRH
Bd Violet
B.P 25
66301 THUIR
Tél : 04 68 53 45 86
Site web: http://www.caves-byrrh.fr
Mail: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Le village de Castelnou est classé parmi les plus beaux villages de France. Il est situé à proximité de la cité de Thuir sur les contreforts des Aspres à proximité de la frontière Espagnole.

L'histoire de ce petit village est remarquable par le fait que ce village était en ruine. La volonté du Vicomte de Satgé à restaurer une partie du château a permis la mobilisation autour de la restauration du village. A partir des années 1970, ce lieu a attiré les touristes et les artisans d'art se sont installés. La vie du village a pu reprendre.
Les amoureux des belles pierres se sont investis à conserver le patrimoine architectural dans son "jus". Les ruelles sont pavées.

Le panorama est grandiose. On aperçoit le village avec son château vicomtal, la tour de guet, l'église et les contreforts orientaux du massif du Canigou. Sur la route, il y a une aire de stationnement à proximité pour admirer le paysage.

A l'arrivée au village, il y a une aire de stationnement payante. Le touriste doit impérativement garer son véhicule pour visiter à pied le village. Attention, il y a des rondes pour vérifier si les automobilistes ont bien réglé le stationnement.

Le Village
En montant vers le village, on passe devant un petit enclos où il y a échoppes. L'été, il y a l'ouverture des "mardis d'été" où les artisans locaux vendent leur production en direct.

Il est recommandé de découvrir ce lieu en début de matinée pour éviter la foule dans les ruelles. Ce village compte environ 350 habitants. On apprécie de déambuler entre les deux rues principales et les ruelles en escaliers. Le bâti a conservé une certaine unité architecturale. Les façades en pierre du pays permettent des jeux de lumière avec le soleil. On remarque que les descentes des gouttières sont en céramique.




Vers 10h, le village s'anime. Les artisans et les commerçants s'activent avant la venue des touristes. La communication dans le village est rapide. Les échanges entre les habitants permettent une certaine réactivité pour améliorer les services à la clientèle. On note un esprit d'entraide entre les villageois.

Le Château
On situe vers le Xe siècle, les prémices des fortifications du château. La position stratégique de l'enceinte fortifiée permet un contrôle sur les échanges commerciaux entre la Catalogne et l'Aragon à travers les Pyrénées. Au XIe siècle, les Vicomtes de Castelnou fortifient le château afin de sécuriser le lieu. Ils s'installent et le village est construit au pied du château. Les seigneurs de cette maison sont devenus puissants.Ils contrôlent un territoire entre la frontière avec la France dans les Corbières et une partie de la Catalogne.
Les différents vont les opposer au Roi du royaume de Majorque avec la prise du château en 1286. Celui-ci ordonne la destruction du château. Le château sera reconstruit et un nouveau différent entraînera le Gouverneur du Roussillon en 1473 à assiéger et prendre la place forte de Castelnou.
Le vicomté est transformé en baronnerie ce qui limite l'influence de la maison des De Castelnou. A la Révolution française, le château est vendu comme bien national. Au XVIIIe siècle, le château est en ruine.

En 1875, le Vicomte de Satgé, un enfant du pays se lance à racheter la ruine de château. Après plusieurs dizaines années d'effort, la forteresse revit. En 1981, un incendie détruit le bâtiment principal. En 1987, SCI rachète le lieu et elle entreprend les travaux nécessaires pour développer une prestation de restauration et développer un vignoble.
Lorsqu'on pénètre par la porte du château, on longe une ancienne muraille et on découvre un petit parc boisé avec des essences diverses. Il y a un sentier botanique pour découvrir certaines variétés.

On peut amener son déjeuner pour faire un pique-nique.

Au-dessus de la porte d'entrée du Château, on aperçoit le blason de la famille Castelnou et des épouses.

Le château n'est pas impressionnant mais sa restauration est de qualité. On apprécie le souci d'illustrer la vie au château au Moyen-Age. Il y a des scènes reconstituées qui participent à faire partager cet univers.


La visite du château est assez rapide. Cependant, lorsqu'il y a la foule, il faut nettement plus de temps pour faire le même parcours.
Le parc est un endroit à découvrir. Attention à ne pas glisser sur les cailloux.

L'église
L'église Sainte Marie du Mercadal a été bâti au XIIIe siècle en dehors du village. Son architecture est de style roman. Un cadran solaire est présent au-dessus de la porte d'entrée. On peut lire la date de 1828.


La porte est magnifique. Elle est ouvragée.
Vue artistique
Voici une vision plus artistique de ce beau village.










A proximité, vous pouvez visiter les Caves de Byrrh à Thuir.
Office de Tourisme
Entrée du Village 66300 Castelnou
Tél: 04 68 28 32 38
Horaires d'ouverture :
Horaire de Juin à Septembre :
Du lundi au dimanche
de 10h00 à 13h00
et de 15h00 à 19h00
Horaire d'octobre :
Du lundi au vendredi
de 9h30 à 12h30
et de 14h00 à 18h00
















